Voilà ce que pensent certains observateurs étrangers de notre situation
Par La Rédaction · Port-au-Prince
· 2 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

Si ce sont toujours les mêmes acteurs, ceux-là mêmes qui ont conduit le pays dans l’impasse, qui se disputent aujourd’hui le droit de prolonger le désordre et d’aggraver le chaos, alors il faut le dire sans détour : nous n’en sortirons pas. Le problème n’est pas seulement l’absence de pouvoir légitime.
Il est plus profond. Il tient à l’absence de projet, à la dilution de la responsabilité, et au refus obstiné de rompre avec des pratiques dont l’échec est pourtant documenté, répété, incontestable. C’est précisément dans cet esprit qu’un plan régional, actuellement en cours d’adaptation aux contraintes de la transition, est proposé au débat national. Ce plan a été conçu et élaboré par Alin Louis Hall, entouré de technocrates haïtiens parmi les plus compétents. Il en est aujourd’hui le porte-parole, non par ambition personnelle, mais par cohérence intellectuelle et sens de l’intérêt public. Les responsables politiques devraient accepter de donner du temps à l’intelligence collective. Le secteur des affaires devrait
comprendre l’enjeu historique et mesurer le coût réel de l’inaction, du cynisme et des calculs à courte vue. Car à force de refuser le sursaut, de repousser la rupture et de mépriser la lucidité, ce n’est pas seulement un État que nous épuisons, mais une société entière que nous exposons à l’effondrement. Et cela, aucun peuple ne peut longtemps se le permettre. Yves Lafortune, Miami
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