Un nouveau groupe de réflexion pour promouvoir la paix, la solidarité est lancé en Haiti
Consacrée au lancement du «Groupe de réflexion et d’action», une messe a été organisée à l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Delmas 75 le mardi 4 novembre 2025.
Par Gedeon Delva · Port-au-Prince
· 3 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

C’était également une occasion pour le GRA d’exprimer sa solidarité aux nombreux rapatriés, aux déplacés et aux victimes de l’insécurité en général. «Nous avons organisé la messe dans l’unique objectif de lancer le groupe, qui, aura comme principale mission de promouvoir des valeurs telles la paix, la solidarité etc», a déclaré le professeur Celyscar Elysée, l’un des membres organisateurs. Les organisateurs de cette messe en a profité pour attirer l’attention des acteurs nationaux et internationaux sur la gravité de la crise haïtienne. « Il est temps d’agir autrement face aux problèmes du pays», a lancé M Celyscar. Le coordonnateur général de Chemin Délivrance invite tous les citoyens haïtiens vivant en Haïti et dans la diaspora à s’impliquer davantage dans les affaires publiques et politiques. « On doit pas remettre la direction du pays à n’importe qui», a-t-il insisté. Le responsable du parti politique Chimen Délivrans Ayiti a réitéré ses positions : il faut une nouvelle transition politique, dirigée par un juge à la Cour de cassation, rétablir la sécurité dans le pays et créer les conditions minimales avant l’organisation des élections. Le leader du parti politique Chimen Délivrans Ayiti, le professeur Jean Elysée Céliscar, est venu implorer le Perpétuel Secours face à la souffrance du peuple haïtien, mais aussi pour invoquer tous les saints contre les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), à seulement soixante-quinze jours de la fin de leur mandat, prévue le 7 février prochain. Selon lui, « ils ne savent même pas comment la ville de Port-au-Prince a été construite, mais sous leur gouvernance cette belle ville chargée d’histoire a été réduite en cendres, à cause de leurs complicités avec les chefs de gangs pour rester au pouvoir ». C’est pour cela, ajoute-t-il, qu’il souhaite que « l’argent qu’ils ont volé sous la misère du peuple haïtien ne leur serve à rien ». Par ailleurs, le militant politique a signalé qu’il n’y aura pas d’élections dans le pays sous l’égide du Conseil Présidentiel de Transition. D’ailleurs, rappelle-t-il, même le président du CEP, Jacques Desrosiers, reconnaît qu’il est mathématiquement impossible d’organiser les scrutins avant le 7 février 2026. « Nous avons perdu six cents millions de gourdes dans un processus de réforme constitutionnelle qui a été annulé par les mêmes conseillers présidentiels qui l’avaient initié, malgré les dénonciations des citoyens qui rejetaient ce projet dès le départ », a renchéri le politologue. Gedeon Delva



