Saint Valentin pour mon Île bien-aimée
Pierre Josué Agénor Cadet Il n’a jamais oublié sa lyre Entre ses doigts, les mots s’envolent pour chanter la Saint-Valentin. En prélude à cette fête, Pierre Josué Agénor Cadet prend prétexte pour célébrer son amour pour Haïti dans un poème où l’Île se fait amante, mère et héroïne.
Par La Rédaction · Port-au-Prince
· 2 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

Ton nom est une flamme
que le vent n’éteint jamais.
Il brûle dans ma poitrine
comme un soleil têtu
au cœur de février.
En ce jour de Saint-Valentin,
je ne t’offre ni roses importées
ni promesses de papier,
mais la fidélité de mes veines
où coule ton histoire
comme un tambour ancien.
Tu es femme,
avec des hanches de montagnes,
des cheveux de forêts profondes,
des yeux ouverts sur la mer
où se mirent les rêves
et les départs.
Ton rire est cascade,
ta colère est volcan,
ta tendresse, une plaine au crépuscule
où les enfants apprennent
à écrire l’espérance
sur la poussière des routes.
On t’a blessée,
on t’a trahie,
on t’a vendue comme une saison
qu’on croit finie
mais tu reviens toujours,
plus vivante que la cendre.
Haïti,
ma bien-aimée rebelle,
je t’aime dans ta lumière
et dans tes nuits sans étoiles.
Je t’aime dans le cri des marchés,
dans le silence des mornes,
dans le courage obstiné
de tes femmes debout.
Si je devais te dire
ce qu’est l’amour,
je prononcerais ton nom.
Car aimer,
c’est croire encore
au matin
quand tout semble brisé.
Et toi, Haïti,
tu es mon éternel matin. Pierre Josué Agénor Cadet
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