Liquidation de la souveraineté nationale via des contrats léonins : La Fondasyon Je Klere (FJKL) crie au scandale
Par La Rédaction · Port-au-Prince
· 2 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

Ce contrat, dont la version officielle n’a pas été rendue publique selon la FJKL, prévoirait la mise en place d’une force opérationnelle d’environ 100 hommes, répartie sur trois bases dans le pays et chargée d’opérations contre les groupes armés. La firme aurait promis notamment la neutralisation de plusieurs chefs de gangs, la réouverture de routes nationales stratégiques, la sécurisation de zones portuaires et la stabilisation de certaines régions en quelques semaines d’opérations. Le montant du contrat serait estimé à 52 millions de dollars pour une année. Selon les informations obtenues par la fondation, l’État haïtien aurait déjà versé environ 35,5 millions de dollars à la firme durant les huit premiers mois du contrat, dont 20,89 millions de dollars pour le seul mois de novembre 2025. Des résultats jugés insuffisants La FJKL affirme toutefois qu’aucune des promesses faites dans ce contrat de sécurité n’a été tenue. L’aéroport international reste fermé, plusieurs routes nationales demeurent sous le contrôle de gangs et l’accès au port n’a pas été totalement rétabli. L’organisation estime que les 52 millions de dollars engagés auraient pu permettre de renforcer significativement les forces de sécurité nationales. Avec un salaire mensuel moyen de 30 250 gourdes par policier, cette somme aurait pu financer le salaire annuel de plus de 17 000 policiers ou soldats pour les Forces armées d’Haïti. Appel à des enquêtes En conclusion, la FJKL considère que ces trois contrats conclus avec des firmes étrangères constituent une forme de délégation de compétences régaliennes et pourraient compromettre la souveraineté nationale. L’organisation appelle à des enquêtes approfondies par les institutions de lutte contre la corruption et par de futures commissions parlementaires afin de déterminer les responsabilités dans la signature de ces accords. La rédaction



