Haïti politique : La tentation du pouvoir et le syndrome d’hubris au sommet de l’État
Par La Rédaction · Port-au-Prince
· 3 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

Dans cette atmosphère d’effervescence, le premier ministre en fonction est traité par certains comme un chef de gouvernement déjà remercié, tandis que les aspirants, grisés par la perspective du pouvoir, mobilisent leurs soutiens pour se positionner. Un échec partagé et un pouvoir fragmenté Il serait illusoire de ne voir dans cette situation qu’un simple conflit de personnes. L’échec d’Alix Didier Fils-Aimé, du CPT dans son ensemble, ainsi que des alliances parfois contre-nature qui ont permis leur installation, apparaît aujourd’hui difficilement contestable. Mais derrière cet échec collectif se joue aussi une lutte d’influence. Selon des sources fiables proches du CPT, plusieurs conseillers-présidents seraient favorables au départ du premier ministre afin de propulser leur propre » poulain » à la tête de l’exécutif, un chef de gouvernement susceptible d’assurer leur protection et de couvrir leurs dérives catastrophiques . Pourtant, jusqu’à ce vendredi 21 novembre à 11h 46 du soir au moment où j’écris cet article , aucune majorité solide ne semblait émerger pour entériner cette décision. La majorité spéciale de 5 conseillers sur 7 inventée ou créée par le CPT, n’a toujours pas été atteinte. Deux lignes s’affrontent au sein du CPT Au cœur du CPT, deux tendances se dessinent clairement :
- La première, déterminée à nommer un nouveau chef de gouvernement dès la semaine prochaine, estimant que le maintien de Fils-Aimé, considéré comme un traître, fragilise davantage encore la transition.
- La seconde, plus prudente, juge qu’à moins de trois mois de la fin de leur mandat, les conseillers ne peuvent se permettre une telle décision sans un nouvel accord politique, cette fois conclu avec des secteurs crédibles et représentatifs de la vie nationale.



