Crise au sommet : le Conseil des ministres du 1er décembre, un sursis ou un sursaut pour le Premier ministre Fils-Aimé ?
Par La Rédaction · Port-au-Prince
· 3 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

Et surtout, quelle gouvernance peut émerger d’un cadre où même les décisions vitales sont dictées par la peur de décevoir les partenaires ou les patrons étrangers ? Le vrai problème : l’État haïtien joue en défense permanente Ce qui s’est passé le 1er décembre n’est pas un tournant ; c’est un symptôme. Un symptôme d’un État qui ne maîtrise plus son calendrier. Un symptôme d’une classe politique moribonde qui gouverne au lendemain, jamais au long terme. Un symptôme d’un pouvoir obsédé par la survie, non par la vision. La question du jour n’est donc pas : » Fils-Aimé a-t-il été déjoué la tentative de sa mise à l’écart »? Mais plutôt : » Jusqu’à quand allons-nous tolérer un système qui fonctionne exclusivement sous pression, sans direction, sans ambition, et sans racines souveraines » ? Le Conseil des ministres du 1er décembre n’a pas déjoué une crise. Il l’a simplement reportée. Pierre Josué Agénor Cadet



