Corruption au FNE : les avocats de l’ex-directeur Jean Ronald Joseph répliquent à l’avis de recherche de l’ULCC
Par La Rédaction · Port-au-Prince
· 3 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

Le 13 novembre 2025, l’huissier Jume Cadet, du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, a signifié à l’ULCC et au Commissaire du gouvernement une requête formelle contestant la nature de cet avis, dans un acte désormais enregistré au Parquet. Selon ce document, l’ex-directeur qui réside actuellement au Canada depuis son remplacement en février 2025 — affirme être surpris d’être présenté comme « en cavale ». Ses représentants légaux assurent qu’il est en contact régulier avec l’ULCC par l’entremise de ses avocats. Convoqué mais non comparu D’après une source proche du dossier, Jean Ronald Joseph avait été convoqué au début du mois de septembre, mais n’avait pas pu se présenter. Sommé par l’ULCC, il avait transmis un certificat médical signé d’un médecin canadien, demandant le report de son audition au mois d’octobre pour raisons de santé. Ses avocats confirment dans leur requête que leur client « ne jouit pas d’une santé robuste » et qu’il suit un traitement médical régulier depuis son arrivée au Canada. Ils affirment avoir communiqué cette information à l’ULCC dans une correspondance datée du 18 septembre. L’ULCC enquête sur des faits de corruption L’avis de recherche de l’ULCC, publié le 10 novembre, s’inscrit dans le cadre d’une enquête portant notamment sur :
abus de fonction, détournement de biens publics, abus de biens sociaux, entrave au bon fonctionnement de la justice. Cette enquête porte sur la période où Jean Ronald Joseph dirigeait le FNE, soit du 20 décembre 2021 jusqu’à la fin de son mandat statutaire de trois ans. Les avocats dénoncent une atteinte à la réputation Dans l’acte signifié, les avocats soutiennent que leur client est un « professionnel de haut rang » ayant « toujours respecté les principes républicains dans la gestion des biens de l’État ». Ils demandent que toute audition se tienne dans un cadre « sain, indépendant et exempt de tout agenda politique ». Ils mettent également en garde toute personne qui tenterait de « salir son image et sa réputation, construites au prix de nombreux sacrifices ». Un tournant dans le dossier La transmission de cette requête par voie d’huissier, enregistrée officiellement au Parquet constitue la première réponse formelle de l’ex-directeur du FNE depuis que l’affaire a refait surface. Elle ouvre une nouvelle phase dans le bras de fer entre l’ULCC, qui affirme rechercher activement l’ancien haut fonctionnaire, et la défense, qui soutient que son client n’a jamais cherché à se soustraire à la justice mais sollicite une procédure « régulière » et compatible avec son état de santé. L’affaire, déjà sensible, devrait désormais connaître plusieurs rebondissements. La rédaction



