Par Jean Wesley Pierre
Une opération militaire américaine menée le 3 janvier 2026 au Venezuela et ayant conduit à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores a fait au moins 100 morts, a déclaré le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, lors d’une émission télévisée mercredi 7 janvier 2026. Les autorités vénézuéliennes ont également indiqué qu’un nombre « similaire » de personnes avait été blessé lors de l’assaut.
L’attaque américaine sur la capitale vénézuélienne, Caracas, aurait été menée dans le cadre d’une intervention de grande envergure des forces armées des États-Unis visant à neutraliser et capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro, accusé par Washington de narcoterrorisme et de trafic de drogue.
Selon les déclarations officielles vénézuéliennes, Maduro a été légèrement blessé à une jambe et son épouse à la tête et au corps, mais tous deux seraient dans un « état stable ».
Un bilan humain lourd et des funérailles officielles
Les chiffres communiqués par le gouvernement vénézuélien font état d’au moins 100 morts, dont des militaires vénézuéliens et des membres des forces alliées, notamment cubaines, ainsi que des civils. Des images diffusées par les forces armées montrent des funérailles avec honneurs militaires à Caracas, où des cercueils recouverts du drapeau national ont été escortés sous les chants et les pleurs de familles endeuillées.
Cette opération, qui marque une intervention directe sans précédent des États-Unis en Amérique latine depuis des décennies, a suscité de vives réactions nationales et internationales autour du respect de la souveraineté et du droit international.
Dès l’annonce de l’attaque, le secrétaire général des Nations unies a exprimé sa profonde inquiétude, estimant que l’intervention risque de saper des principes fondamentaux du droit international, notamment la prohibition de l’usage de la force sans mandat explicite.
Plusieurs pays alliés de Caracas ont condamné l’opération, dénonçant une violation flagrante de la souveraineté vénézuélienne. Cuba, par exemple, a qualifié l’attaque américaine d’ « agression militaire » et a réaffirmé son soutien à la demande de Caracas pour obtenir des garanties et la preuve de vie des captifs.
De leur côté, des responsables américains ont défendu l’opération comme une initiative destinée à faire respecter la loi et lutter contre le trafic international de stupéfiants, tout en affirmant que l’extraction de Maduro s’inscrivait dans un cadre légal interne propre aux autorités américaines. Toutefois, les critiques dénoncent que l’action n’a pas été mandatée par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui soulève des questions sur sa conformité au droit international.
L’intervention américaine survient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Caracas, avec des accusations mutuelles et des décennies de relations conflictuelles. L’impact de cette opération sur la stabilité régionale, les relations diplomatiques et les évolutions futures au Venezuela demeure incertain, tandis que les familles des victimes continuent de faire face à un bilan humain significatif.
Jean Wesley Pierre/ Le Relief


