Fait-il peur ? Ou pourrait-il, par sa seule présence, dévier l’ordre des choses fixé dans un agenda secret, exécuté dans l’ombre par des groupes armés …?
La question mérite d’être posée, car au-delà des rumeurs, le nouveau chef de la Police Nationale d’Haïti présente un profil rare : celui d’un homme forgé dans l’action, aguerri par des années de combat au service de la sécurité publique.
Son nom est associé à des interventions de haut risque et à des opérations qui ont marqué l’histoire récente de la PNH. Depuis son passage à la tête de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI), il s’est illustré lors des opérations “Bagdad” aux côtés du regretté Carlo Lochard, alors Directeur Départemental de l’Ouest, sans oublier la coordination avec les unités du CIMO.
Par la suite, son leadership s’est affirmé à la DDO, puis à travers l’instauration de la BOID, unité d’élite pensée pour répondre avec rapidité et efficacité aux menaces urbaines. Son rôle en première ligne, notamment pour défendre l’honneur et le symbole du Palais National en tant que Coordonnateur, témoigne d’un engagement sans faille et d’un savoir-faire de combattant aguerri.
Il est temps de mettre fin à cette hypocrisie, à cette haine injustifiée envers ceux qui s’offrent en holocauste pour offrir au peuple haïtien un brin de sécurité.
C’est une vieille habitude! Nous critiquons, nous marginalisons et, parfois, nous trahissons ceux qui se battent pour nous.
Nous l’avons fait avec notre diaspora : son aide est bienvenue, mais on lui refuse souvent une place parmi les décideurs et les bâtisseurs de l’avenir. Aujourd’hui, nous semblons vouloir reproduire ce schéma avec l’un des nôtres, un officier qui a consacré sa vie à la patrie et à l’institution policière.
Personne ne prêche ni ne tolère l’impunité. Ce qui compte, ce sont les faits. Et les faits sont clairs. Cet homme a assumé, pendant des années, la direction d’opérations complexes, pris des risques inouïs, et engrangé des résultats tangibles dans la lutte contre la criminalité.
Faut-il rappeler qu’au sein du haut commandement de la PNH, rares sont ceux qui peuvent se prévaloir d’un tel bilan de terrain ?
Une question pour l’avenir immédiat
La question est simple, mais lourde de sens : à la gravité de l’heure, cet homme compte-t-il parmi ceux sur qui l’on peut réellement compter ? Et si oui, pourquoi vouloir l’écarter ou le discréditer, alors que le pays s’enfonce dans une crise sécuritaire sans précédent ?
L’histoire jugera. Mais pour l’instant, le peuple haïtien a besoin d’hommes d’action, pas de boucs émissaires.
Auteur inconnu