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Tentative de renvoi d’Alix Didier Fils-Aimé : une pluie de sanctions américaines s’abat sur le CPT et le gouvernement

La tentative de révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé continue de provoquer des remous politiques et diplomatiques. En l’espace de quelques jours, cinq hauts responsables haïtiens, dont des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) et un ministre, ont été frappés par des sanctions américaines, dans un contexte marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Le Département d’État américain a annoncé, ce mercredi 28 janvier, des sanctions contre trois nouvelles personnalités haïtiennes : deux conseillers présidentiels du CPT, un ministre du gouvernement.

Selon Washington, ces 3 nouveaux responsables sont sanctionnés non pour des liens directs avec des gangs, mais parce que leurs actions ont contribué à permettre à des groupes armés haïtiens — dont certains sont classés organisations terroristes étrangères — de poursuivre leurs activités et de déstabiliser le pays.

Les mesures, prises en vertu de l’article 212(a)(3)(C) de l’Immigration and Nationality Act (INA), comprennent des restrictions de visa et la révocation des visas existants. Les familles des nouveaux sanctionnés ne sont pas concernées.

Avec déjà Fritz Alphonse Jean déjà sanctionné depuis l’an dernier, ces nouvelles sanctions s’ajoutent à celles déjà annoncées quelques jours plus tôt contre deux membres du CPT, portant à cinq le nombre total de conseillers présidentiels sanctionnés dans cette séquence politique.

Les deux précédents sanctionnés le 25 janvier dernier à savoir Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles avaient été ciblés pour des soupçons de connivence avec des gangs armés, dans un contexte où les États-Unis affirment vouloir renforcer la pression contre les acteurs politiques accusés de compromettre la stabilité d’Haïti.

Selon des informations relayées , les noms qui circulent sur les deux conseillers présidentiels récemment sanctionnés seraient Smith Augustin et Leslie Voltaire, tous deux signataires de la résolution visant à écarter le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Le ministre Alfred Fils Metellus pressenti pour remplacer Alix Didier Fils-Aimé serait le seul membre du gouvernement concerné par cette nouvelle vague de mesures.

Ces sanctions interviennent alors que la résolution adoptée par cinq membres du CPT pour révoquer le chef du gouvernement n’a toujours pas été publiée dans Le Moniteur.
Le président du CPT, Laurent Saint-Cyr, continue de s’opposer à tout changement à la tête de la Primature, à l’approche du 7 février, date clé pour la transition.

À travers ces sanctions successives, Washington envoie un message clair : toute décision politique perçue comme favorisant l’instabilité ou l’insécurité en Haïti pourra entraîner des conséquences diplomatiques immédiates.

Une position qui accentue la pression sur le CPT et le gouvernement, alors que la crise sécuritaire et institutionnelle reste entière.

La rédaction

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