Le commissaire de gouvernement de la juridiction de Miragoane, Jean Ernest Muscadin, est la vedette du dernier rapport en date publié par le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti.
Selon des informations mentionnées dans le dit rapport, le chef du parquet de ce resort, a, à lui seul, exécuté un total de 27 personnes.
Mettant en exergue son bravoure et sa capacité à neutraliser physiquement des presonnes en plein jour, en les faisant passer généralement pour des individus suspectes ayant des liens présumés avec les gangs, Muscadin, dans ses agissements, a quasiment éliminer la presomption d’innocence dans le vocabulaire judiciaire.
Une fois pour lui d’être confortable dans ses exécutions sommaires, qui ont contribué à alourdir la liste des victimes dans le pays durant ces dernière années.
Un cas documenté
Le rapport du BINUH indique qu’au cours du troisième trimestre de 2025, un incident impliquant le commissaire Muscadin s’est produit le 23 juillet dernier, dans la commune de Miragoâne, département des Nippes. Selon les informations recueillies, un homme armé a été abattu par le commissaire lui-même.
Il s’était félicité pour avoir offrir un spectacle ideux. En plein jour, et par devant les caméras, exécutant, de sans foi, une personne qu’il prétendait être un complice de la coalition criminelle Viv Ansanm
Ce fait survient après une période particulièrement agitée, au cours duquel le responsable avait été accusé d’avoir exécuté 27 personnes, sans qu’aucune enquête ni sanction ne soit engagée à son encontre.
En soulignant ces précisions dans un rapport faisant état du nombre de victimes pour cette dernière période, le Bureau Intégré des Nations Unies a, toutefois, rappelé qu’il avait, en maintes occasions exhorté, les autorités à agir de manière à redresser cette situation.
Pourtant, selon le rapport le commissaire du gouvernement de Miragoane vit dans une confortabilité et expose des scènes de violences horribles, renforçant ainsi la peur chez la population civile.
Ces exécutions extrajudiciaires, documentées par les Nations Unies, mettent en lumière l’impunité dont jouit ce haut représentant du ministère public, censé chargé d’appliquer la loi et non de s’y substituer.
Jacques Innocent


