Par THÉODORE Andral
Cher professeur, votre texte: Haïti à vendre : la République livrée aux marchands de pouvoir, fait courir des frissons. On ne peut que compatir à votre désarroi face à l’enlisement de notre pays. Professeur d’histoire, chevronné, vous êtes mieux placé que quiconque pour capter toutes les vibrations et ondes négatives étalées sur le pays, comme une couche de peinture couleur sang.
Ce cri: « On ne fait pas cela à un pays, la Nation de la liberté », explique tout; pas besoin d’étaler d’autres atrocités, d’autres barbaries. Vous avez constaté, jugé, condamné la médiocrité, la trahison, le mercantilisme. Et comme verdict, vous avez prononcé ceci: Et si certains persistent à vendre la République morceau par morceau, l’histoire, elle, n’oubliera pas leurs noms.
Notre réserve réside dans le verdict, en constatant les décisions et actions des seigneurs de la guerre, au grand dam, au mépris absolu des conventions et lois universelles.
Ces gens n’ont pas peur du jugement de l’histoire; au contraire, ils coupent la planète morceau pa morceau, ils démontrent par leur arrogance, les failles abyssales des récits de l’histoire. Seuls les châtiments du présent et les victimes sont vrais. L’histoire est préfabriquée par et pour les « Intérêts »; mais elle n’existe pas.
THÉODORE Andral


