Par Oscar Jean-Étienne
Les tensions géopolitiques croissantes au Moyen-Orient jettent une ombre sur l’un des secteurs les plus dynamiques du Golfe : le tourisme. Des villes comme Dubaï, Doha ou Riyad, longtemps perçues comme des pôles de luxe et de stabilité, subissent aujourd’hui les effets d’un climat régional incertain.
La montée des tensions autour de détroit d’Ormuz et les rivalités impliquant Iran perturbent le trafic aérien et alimentent les inquiétudes des voyageurs. Résultat : baisse des réservations, annulations en cascade et redirection des flux touristiques vers des destinations jugées plus sûres.
Au-delà du tourisme, c’est toute l’économie régionale qui est affectée. Le Golfe, carrefour majeur du transport aérien mondial, dépend fortement de la perception de sécurité. Or, dans ce secteur, l’image compte autant que la réalité.
Cette situation fragilise les ambitions des États du Golfe, engagés dans une stratégie de diversification économique à travers des projets touristiques d’envergure. Mais ces investissements reposent sur une condition essentielle : la stabilité.
À court terme, tout dépendra de l’évolution des tensions. À plus long terme, les pays du Golfe devront renforcer la résilience de leur modèle touristique pour faire face à un environnement géopolitique de plus en plus imprévisible.

