Par Jean Wesley Pierre
Le mardi 7 avril 2026, la directrice générale de l’Office National d’Assurance (ONA), Lovely François, a effectué une deuxième visite sur le site de l’annexe de Delmas 17. Accompagnée du directeur général de la Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS), Daryl Balthazar, et du maire de Pétion-Ville, Normil Rameau, elle a constaté l’état des lieux en vue d’un prochain lancement des travaux de nettoyage et de réhabilitation.
Une mobilisation conjointe pour un cadre de travail décent
Cette visite s’inscrit dans une dynamique de collaboration entre l’État, les collectivités territoriales et les agences spécialisées. Le maire de Pétion-Ville, Normil Rameau, a souligné l’importance de cet accompagnement :
« Nous sommes venus constater la situation sur le terrain, faire une évaluation et voir quel appui nous pouvons apporter, notamment en matière de nettoyage. »
De son côté, Lovely François a rappelé qu’il s’agit de la deuxième visite avec les mêmes partenaires. L’objectif est clair : procéder au nettoyage, « deuxième étape avant le lancement des travaux », afin de permettre aux employés affectés à cette annexe de reprendre le travail dans des conditions acceptables.
Des conditions de travail indignes
La directrice de l’ONA n’a pas caché son constat alarmant :
« Nous constatons que les employés travaillent dans de mauvaises conditions. Il n’existe pas de structure adéquate pour garantir leur confort dans l’exercice de leurs fonctions. »
Un aveu qui en dit long sur l’abandon dont a souffert cette annexe, malgré son rôle essentiel dans la délivrance des services d’assurance aux citoyens de la zone métropolitaine.
Un enjeu de dignité et d’efficacité
Au-delà du simple nettoyage, c’est toute une logique de réhabilitation humaine et professionnelle qui se joue. Offrir un cadre de travail décent aux agents de l’ONA, c’est leur permettre de fournir un service de qualité aux usagers. L’État, par cette initiative conjointe avec la SNGRS et la mairie, reconnaît implicitement que la productivité et la dignité des travailleurs sont indissociables.
Reste à savoir si ces promesses se traduiront rapidement par des actes concrets. Les employés de Delmas 17, qui patientent dans l’incertitude, méritent mieux que des discours. Mais cette mobilisation à plusieurs niveaux – État central, agence publique, collectivité locale – laisse espérer un déblocage prochain. La balle est désormais dans le camp des exécutants.

