L’Iran a annoncé qu’il ne participera pas à la Coupe du Monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada. Cette décision fait suite à la récente escalade des tensions géopolitiques dans la région et aux risques sécuritaires liés aux conflits avec les États-Unis et Israël.
Ahmad Donyamali, ministre des Sports iranien, a expliqué à la télévision d’État que la situation actuelle ne permettait plus la participation de la sélection nationale. « Nos joueurs ne sont pas en sécurité, et les conditions pour participer n’existent plus », a-t-il déclaré, rappelant les pertes humaines liées aux récents conflits et l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei. De son côté, Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne de football, avait déjà exprimé des inquiétudes sur la sécurité et l’asile de joueuses iraniennes en Australie.
L’Iran était qualifié pour sa quatrième Coupe du Monde consécutive et devait affronter la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande dans le Groupe G, avec des matchs programmés à Los Angeles et Seattle. La période de deuil de 40 jours, les menaces sécuritaires et les contraintes logistiques rendent impossible toute préparation. Cette décision s’inscrit dans la stratégie iranienne de résilience face aux attaques américaines et israéliennes dans la région.
La FIFA pourrait remplacer l’Iran par une autre équipe asiatique, comme l’Irak ou les Émirats arabes unis, ou réduire le Groupe G à trois équipes. Ce retrait soulève également des inquiétudes sur le climat sécuritaire autour du tournoi, notamment face aux risques de représailles asymétriques.
La rédaction

