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« L’Histoire ne retiendra que les actes » : Me Roberson Georges met le Premier ministre face à ses responsabilités.

Dans une lettre ouverte publiée le 7 février 2026, le spécialiste en sciences politiques et relations internationales Roberson Georges rappelle que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé se trouve désormais face à l’Histoire, puisqu’il est aujourd’hui seul à la manette de l’État après le départ du CPT. Il l’appelle à assumer pleinement cette responsabilité et à prendre des mesures urgentes pour rétablir la sécurité et engager le pays vers des élections crédibles.

Me Roberson Georges, avocat au barreau de Port-au-Prince, a rendu publique, via sa page Facebook, cette lettre ouverte adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Cette prise de position intervient dans un contexte de crise politique et sécuritaire marqué par une forte attente populaire et une pression croissante sur les autorités alors que le Premier ministre soutenu par le Conseil des ministres est actuellement seul aux commandes du pays après le depart du Conseil présidentiel de transition.

Dans ce texte au ton grave, l’homme de loi estime que le chef du gouvernement est arrivé à un tournant décisif de l’histoire nationale. « L’Histoire ne retient ni les coulisses ni les justifications. Elle ne retient que les actes et leurs conséquences », écrit-il, soulignant que le Premier ministre est désormais, selon ses mots, « seul comptable des résultats » de son administration.

Le spécialiste en gouvernance locale qui prend souvent position contre le modèle d’organisation de l’Etat haïtien rappelle que les circonstances qui ont conduit à l’échec des précédentes équipes au pouvoir imposent aujourd’hui une responsabilité accrue à l’actuel chef du gouvernement. Il l’exhorte à rompre avec ce qu’il qualifie d’« errements, renoncements et compromis » qui ont, selon lui, plongé le pays dans une impasse profonde. Pour l’actuel élève avocat, une page douloureuse se ferme et il revient au Premier ministre d’en écrire la suite, « avec courage ou avec résignation ».

La lettre insiste surtout sur l’urgence de la situation nationale. Le jeune Anse-à-Velais décrit un pays « à bout de souffle », une nation « qui saigne » et une population qui n’attend plus de discours, mais des décisions concrètes. Deux priorités dominent toutes les autres, selon lui : le rétablissement de la sécurité et l’organisation d’élections crédibles afin de replacer Haïti sur la voie d’un véritable ordre démocratique.

Le ton se fait plus pressant lorsque Me Roberson Georges met en garde contre les conséquences de l’inaction. Il estime que chaque jour d’attentisme aggrave la souffrance collective et rapproche un peu plus le jugement de l’Histoire. Dans ce contexte, il affirme que le Premier ministre a encore la possibilité de marquer son passage au pouvoir par des choix guidés par l’intérêt général et le sens de l’État.

Enfin, la lettre évoque l’état d’esprit d’une population partagée entre espoir et doute. « Le peuple observe, espère encore, mais doute profondément », écrit l’auteur, appelant le chef du gouvernement à poser des actes capables de restaurer la confiance et de démontrer que l’espérance populaire n’est pas vaine.

La rédaction

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