Par Gedeon Delva
Depuis environ une semaine la route reliant Port-au-Prince au Cap-Haïtien est bloquée au niveau de L’Estère et St Marc. Ces barricades, oeuvres des regroupements d’autodéfense, sont érigées dans l’objectif d’exiger des autorités du pays l’eradication des gangs.
Le Komite Initiativ pou Lapè nan ba Latibonit (KILBA), le Kowalisyon Revolisyonè pou Sove Latibonit (KORESA) et le Konbit ba Latibonit (KONBA), ainsi que le Syndicat des Planteurs Visionnaires pour le Développement de l’Artibonite (SPVDA), sont les principaux instigateurs de ce mouvement de protestation. Selon ces groupes, composés principalement de paysans et de travailleurs, l’État doit prendre des mesures immédiates pour sécuriser la région.
Ces barrages ont des impacts majeurs sur la circulation dans la zone. Ils provoquent des embouteillages, affectant la libre circulation des voyageurs. Certains sont obligés de rebrousser chemin.
Les gangs sèment la terreur depuis des années dans le Bas Artibonite. Ils tuent, brûlent tout sur leur passage. Ce qui pousse de nombreuses familles à fuir leur maisons. Les autorités policières, de leur côté, rassurent et annoncent des opérations.
La mise en place d’une force de répression des gangs, promise par l’ONU, peine à se concrétiser. À quand la fin du règne des gangs dans le pays? Il n’est que d’attendre.
Gedeon Delva / Le Relief


