Par Jean Wesley Pierre
Port-au-Prince, le 21 février 2026.- Face aux résultats alarmants d’une étude sur la qualité de l’eau consommée dans la région métropolitaine, le Ministère du Commerce et de l’Industrie a réuni ce vendredi 20 février 2026, à l’hôtel Montana, l’ensemble des acteurs institutionnels pour dégager une réponse commune et renforcer la protection des consommateurs.
Une concertation interinstitutionnelle inédite
La concertation institutionnelle de ce vendredi, à l’hôtel Montana, à Pétion-Ville, où le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), via le Projet de Modernisation et de Dynamisation du Service d’Inspection de la Direction du Contrôle de la Qualité et de la Protection du Consommateur (DCQPC), a organisé un atelier de concertation interinstitutionnelle consacré aux résultats préoccupants d’une étude sur la qualité de l’eau consommée dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
La rencontre visait à dégager une position commune et à formuler des recommandations à soumettre au Conseil de gouvernement, signe que la question dépasse désormais le simple cadre technique pour s’inscrire dans une urgence sanitaire et commerciale.
L’atelier s’est tenu en présence du Ministre du Commerce et de l’Industrie, M. James Monazard, du Ministre des Travaux publics, Transports et Communications, M. Raphaël Hosty, ainsi que du Directeur Général du MCI, M. Panel Paulémont. Des représentants du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), du Ministère de l’Environnement (MDE) et de la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) ont également pris part aux échanges, illustrant la volonté d’une approche transversale.
Des résultats alarmants qui appellent une réponse urgente
Présentés initialement le 30 janvier dernier, les résultats de l’étude réalisée par la DCQPC entre août 2025 et janvier 2026 dressent un tableau alarmant du commerce des eaux traitées et conditionnées dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et ses environs. Si le détail des analyses n’a pas été rendu public lors de cette rencontre, la mobilisation des plus hautes autorités suggère des manquements graves susceptibles de menacer la santé des consommateurs.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer la surveillance sanitaire, d’améliorer l’encadrement du secteur des eaux conditionnées et d’assurer une meilleure protection des consommateurs. Elle traduit une prise de conscience institutionnelle face à un secteur jusqu’ici insuffisamment régulé, où le commerce de l’eau, souvent informel, échappe aux contrôles élémentaires.
Vers une régulation renforcée
Dans cette perspective, le Ministre James Monazard a annoncé qu’une circulaire d’information sera publiée sous peu afin de rendre publiques les décisions arrêtées par les institutions participantes. Cette communication officielle devrait préciser les mesures concrètes que les autorités entendent mettre en œuvre pour assainir le secteur.
Au-delà des enjeux commerciaux et sanitaires, cette initiative du MCI inscrit désormais la question de la qualité de l’eau parmi les priorités gouvernementales. Elle traduit la volonté des autorités de renforcer la régulation d’un secteur sensible et de rassurer la population, dans un contexte où l’accès à une eau potable sûre demeure un enjeu fondamental pour le bien-être collectif.
Reste à savoir si cette mobilisation interinstitutionnelle débouchera sur des actions concrètes sur le terrain, alors que des milliers de consommateurs de la région métropolitaine dépendent quotidiennement de ces eaux conditionnées pour leurs besoins essentiels.
Jean Wesley Pierre / Le Relief

