jeudi, mars 12, 2026
11.2 C
Londres

La politique étrangère américaine sous Trump 2.0 : rejet du soft power ou application de la realpolitik ?

Par Luis Evens Sergio ALEXIS

L’incertitude qui caractérise l’avenir de la société internationale impactée tant par des facteurs destructurants que restructurants, a trouvé écho dans les nouvelles orientations de la politique étrangère américaine depuis le retour aux commandes du Président Donald Trump. En effet, celles-ci tranchent dans les grandes lignes avec la politique extérieure de son prédécesseur, le Président Joe Biden – à quelques exceptions près- que ce soit en matière de doctrine, de diplomatie publique, de pax democratica, de rapports d’influence, d’interprétation et de projection de la puissance.

Ainsi, la question du possible renoncement américain à leur soft power (puissance de persuasion et d’attraction) interpelle les plus grandes tribunes politiques ainsi que les chancelleries du monde depuis les récents événements du début de l’année 2026, notamment la capture du Président vénézuélien Nicolas Maduro qui constitue une agression aux termes de la résolution 3314 (XXIX) “Définition de l’agression du 14 décembre 1974, adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies qui définit l’agression comme étant “l’emploi de la force armée par un Etat contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre Etat, ou de toute autre manière incompatible avec la Charte des Nations Unies”.

A cela s’ajoutent, les velléités du Président Trump d’annexer le Groenland, les menaces de droits de douane supplémentaires à l’endroit du Canada ou de certains Etats européens, le Projet de Conseil de la paix (Board of peace) porté par lui dont les missions rappellent celles de l’Organisation des Nations Unies ou encore l’opération militaire “Epic Fury”, déclenchée le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Dans un contexte de guerre d’influence et de confrontations politiques pour le contrôle des ressources critiques, cet article entend analyser le re-arrimage de la politique étrangère américaine sous Trump 2.0 afin de déterminer si ce repositionnement peut-être interprété comme étant une transformation/réadaptation de l’influence américaine. En d’autres termes, s’agit-il d’un rejet du soft power américain ou faut-il y voir une application de la realpolitik? Quid des implications pour Haïti dans un contexte de réduction drastique de l’aide internationale et de conflits géopolitiques?

Par Luis Evens Sergio ALEXIS

Hot this week

Topics

Militarisation des Amériques: cartels, Cuba et guerre globale, la nouvelle doctrine de Donald Trump

Par Jean Mapou WASHINGTON.— L’annonce par Donald Trump d’une coalition...

L’ÉTAT COMME RÉCOMPENSE POLITIQUE : LA DÉRIVE CLIENTÉLISTE DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE HAÏTIENNE

Par Pierre Josué Agénor Cadet L’administration publique devrait être l’un...

L’ÉTAT COMME RÉCOMPENSE POLITIQUE : LA DÉRIVE CLIENTÉLISTE DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE HAÏTIENNE

Par Pierre Josué Agénor Cadet L’administration publique devrait être l’un...

Related Articles

Popular Categories