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Lancement des travaux de réhabilitation de la route Carrefour Rita – Carrefour Clercine

Par Jean Wesley Pierre

Tabarre, le mardi 10 mars 2026.-Le gouvernement haïtien a procédé ce mardi 10 mars 2026 à la pose de la première pierre du tronçon routier reliant Carrefour Rita à Carrefour BIM, dans la commune de Tabarre. Une infrastructure attendue par les riverains et présentée comme un signal fort de la volonté des autorités de relancer les chantiers prioritaires.

Long de 900 mètres, ce segment routier sera réhabilité sur une période de trois mois, sous la maîtrise d’ouvrage du Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), en collaboration avec la Mairie de Tabarre. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre Joseph Almathe Pierre Louis, du président de la Commission communale de Tabarre, Arsonval Alexandre, et de la Secrétaire d’État aux Collectivités Territoriales.

Ce projet fait suite à un protocole d’accord signé entre le ministère et la mairie, visant à renforcer la coopération institutionnelle et à améliorer la mobilité dans une zone stratégique de la région métropolitaine. Pour Arsonval Alexandre, il s’agit d’une « initiative d’importance capitale » pour le développement local, appelée à désenclaver le quartier et faciliter les déplacements quotidiens des usagers.

L’action comme boussole

Prenant la parole, le ministre Pierre Louis a réaffirmé son engagement à suivre les directives du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour « accompagner les collectivités territoriales et accélérer la relance des infrastructures ». Dans une déclaration qui se voulait sans équivoque, il a martelé :

« Je ne suis pas un homme de bureau. L’action et les résultats sont ma principale source d’inspiration. »

Cette sortie traduit une volonté affichée de rompre avec une certaine culture administrative jugée trop lente, dans un pays où le déficit d’infrastructures constitue un frein majeur au développement économique et à la fluidité urbaine. Le tronçon concerné, bien que modeste par sa longueur, s’inscrit dans une logique plus large de réhabilitation du réseau routier de la capitale et de ses banlieues.

Un test pour la crédibilité gouvernementale

Au-delà du symbole, ce chantier représentera un test pour la capacité de l’équipe ministérielle à tenir les délais annoncés et à produire des résultats tangibles. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et une défiance chronique des citoyens envers les promesses publiques, la réalisation effective de ces 900 mètres de route pourrait contribuer à restaurer un peu de crédibilité à l’action gouvernementale.

Le gouvernement réaffirme par cette opération sa volonté de renforcer les infrastructures nationales et de répondre aux besoins prioritaires de la population, alors que la mobilité urbaine reste l’un des principaux défis de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Jean Wesley Pierre / Le Relief

Cinq ans après l’assassinat de Jovenel Moïse : la justice américaine avance, la justice haïtienne se tait!

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Haiti semble jusqu’ici n’avoir aucune idée de ceux là qui ont assassiné le President Jovenel Moise ! Tête chargée!

Près de cinq ans après l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, deux temporalités judiciaires semblent désormais se faire face. L’une avance, patiemment, dossier après dossier. L’autre paraît suspendue, comme figée dans le silence d’un État qui peine encore à interroger sa propre tragédie.

Aux États-Unis, la justice poursuit son travail. En Haïti, l’enquête semble toujours prisonnière d’une attente interminable. En Floride, la sélection du jury a débuté le 9 mars dans le procès fédéral de quatre hommes accusés d’avoir participé au complot ayant conduit à l’assassinat du chef de l’État haïtien dans la nuit du 7 juillet 2021. Les accusés Arcangel Pretel Ortiz, Antonio Intriago, Walter Veintemilla et James Solages sont poursuivis pour complot visant à enlever ou assassiner le président Moïse, ainsi que pour plusieurs autres chefs d’accusation liés à cette opération. S’ils sont reconnus coupables, ils risquent la prison à vie.

Un cinquième accusé, Christian Sanon, médecin haïtiano-américain présenté par les enquêteurs comme le candidat que certains conspirateurs envisageaient d’installer au pouvoir après le renversement du président Moïse, devait initialement être jugé aux côtés des autres accusés. Son dossier a toutefois été disjoint pour raisons médicales et fera l’objet d’un procès distinct à une date ultérieure.

Depuis l’ouverture de l’enquête américaine, plusieurs responsabilités ont déjà été établies. Cinq personnes impliquées dans le complot ont plaidé coupable et purgent actuellement des peines de prison à perpétuité. Une sixième personne a été condamnée à neuf ans de prison après avoir reconnu avoir fourni des gilets pare-balles aux conspirateurs, tout en affirmant ne pas avoir été informée du projet d’assassinat.

Les documents judiciaires américains indiquent également que le sud de la Floride aurait servi de centre de planification et de financement de l’opération. Plusieurs réunions y auraient été organisées afin de préparer le renversement du président haïtien et de discuter de la formation d’un nouveau pouvoir politique favorable aux intérêts des conspirateurs. Selon les enquêteurs, certains accords prévoyaient même l’attribution de contrats dans les domaines des infrastructures, de la sécurité et de l’équipement militaire.

Ainsi, au fil des audiences, la justice américaine reconstitue méthodiquement la mécanique d’un crime qui a bouleversé l’histoire récente d’Haïti. Pendant ce temps, au pays même où le crime a été commis, le tableau offre un contraste saisissant.

L’enquête locale demeure paralysée par une combinaison de facteurs : l’insécurité généralisée, les menaces contre les magistrats, la fragilité des institutions et l’effondrement progressif du système judiciaire.

Pourtant, la question des moyens ne peut être totalement écartée. Le budget national 2025-2026 prévoit environ 42 milliards de gourdes pour le ministère de la Justice et de la Sécurité publique, soit près de 12 % du budget national. Dans un État fonctionnel, une telle allocation devrait permettre de conduire des enquêtes complexes, de protéger les magistrats et de garantir le fonctionnement normal des institutions judiciaires.

Mais le problème semble dépasser la seule question financière.
Il touche à quelque chose de plus profond : la capacité réelle de l’État haïtien à produire de la vérité. Car l’assassinat d’un chef d’État n’est jamais un crime ordinaire.
C’est une épreuve institutionnelle.

Il met à nu les fragilités d’un système politique, teste la solidité des institutions et mesure la capacité d’un pays à défendre l’État de droit.

Dans de nombreuses démocraties, un tel événement provoque un sursaut : commissions d’enquête, mobilisation judiciaire, recherche obstinée de la vérité. La justice devient alors le lieu où une nation tente de se relever.

En Haïti, au contraire, le temps semble avoir installé une forme d’attente silencieuse. Certains expliquent cette paralysie par l’état du système carcéral : prisons attaquées, établissements détruits ou abandonnés, difficultés à assurer la détention des suspects. Mais cette explication suffit-elle réellement ?

Car même les informations les plus élémentaires restent incertaines. Le pays ne dispose toujours pas d’un bilan précis du nombre exact de prisonniers évadés lors des attaques contre les établissements pénitentiaires. Un État qui ne peut pas dire combien de détenus ont disparu de ses prisons peine déjà à mesurer l’étendue de sa propre crise.

Or la justice ne se réduit pas à des murs de prison. Elle est d’abord une volonté. Une volonté de rechercher la vérité, de nommer les responsabilités et de protéger la mémoire collective d’un peuple.

L’histoire enseigne une leçon simple : ce ne sont pas seulement les budgets, les armes ou les infrastructures qui élèvent une nation. Ce sont ses institutions et surtout sa justice. Là où la justice parle, la vérité éclaire l’avenir.
Là où elle agit, la responsabilité fonde la confiance.

Mais là où elle se tait, l’impunité finit toujours par gouverner. Et c’est peut-être là que se trouve la véritable tragédie.

Car pendant qu’à Miami des jurés s’apprêtent à écouter les détails d’un complot conçu dans l’ombre, Port-au-Prince continue d’habiter un silence lourd, comme si le temps lui-même hésitait à avancer.

Or un peuple ne peut vivre indéfiniment dans les marges de son propre drame. Car lorsqu’un président est assassiné et que la vérité tarde à surgir, ce n’est pas seulement une enquête qui s’enlise : c’est la mémoire d’un pays qui se trouble.

Et lorsqu’une nation cesse de chercher la vérité sur son propre destin, elle finit toujours par laisser l’histoire s’écrire ailleurs.

Et rarement en sa faveur.

Yves Lafortune, Miami le 10/03/2026

Haïti : l’émergence d’un marché d’armement au cœur de la crise

Par Josue AUGUSMA, avocat

Depuis plus d’une décennie, la crise sociopolitique haïtienne s’est profondément transformée. L’explosion de la criminalité de rue a progressivement éclipsé une autre forme de criminalité pourtant historiquement enracinée dans la vie publique du pays : la criminalité en col blanc1. Il fut un temps où les mobilisations populaires exigeaient la reddition de comptes, la lutte contre la corruption, la contrebande et l’évasion fiscale. Aujourd’hui, ces revendications semblent reléguées au second plan. Face à la montée des violences et à l’expansion des gangs armés, la principale demande de la population est désormais la sécurité.

La réalité sur le terrain dépasse parfois l’entendement. Des groupes armés composés d’individus souvent marginalisés, parfois peu instruits et n’ayant jamais quitté leur environnement immédiat, sont parvenus à se doter d’équipements militaires sophistiqués. Dans certains cas, ils semblent même mieux équipés que les institutions de l’État. Cette situation a progressivement conduit à un renversement du rapport de force : les gangs ne se contentent plus de contrôler certains quartiers, ils parviennent désormais à chasser l’État de ses propres centres administratifs.

Selon des estimations des Nations Unies, près de 80 % de la capitale haïtienne serait aujourd’hui sous le contrôle de groupes de gangs. Dans un tel contexte, beaucoup estiment que l’État n’a d’autre choix que de recourir à des moyens plus coercitifs pour tenter de rétablir l’ordre. Cette vision, de plus en plus dominante dans certains secteurs de la vie nationale, repose sur une conviction simple : seule une réponse armée permettra un retour à la sécurité. Mais derrière cette logique se dessine une autre réalité, rarement discutée : la transformation progressive de la crise sécuritaire en un véritable marché.

En effet, face à la montée en puissance des gangs, l’État s’est désormais engagé dans une logique de budget de guerre3. En ce sens, les forces de sécurité doivent renforcer leurs capacités opérationnelles : acquisition de munitions, de drones kamikaze, d’équipements technologiques, ou encore de véhicules blindés.

Cette militarisation progressive de la réponse étatique génère de nouveaux besoins, de nouveaux contrats et, inévitablement, de nouveaux intérêts économiques.
Nos frontières étant poreuse, la lutte contre les gangs impose également leur contrôle accru afin de freiner le trafic d’armes et la contrebande. Cette réalité ouvre la voie à des contrats publics et à des partenariats public-privé pour la surveillance des frontalière, la logistique sécuritaire ou la gestion d’infrastructures stratégiques.

Dans cette dynamique, le système carcéral apparaît comme un autre secteur en pleine expansion. D’ailleurs, l’investissements le plus important de l’État dans le cadre de la crise porte sur un contrat d’une durée de cinquante ans pour la construction et l’exploitation
1 Paul Eronce Villard, Haïti et le Spectre de la Corruption : esquisse d’une moralisation de la vie publique, C3 édition
2 https://news.un.org/fr/story/2025/08/1157311
3 https://lenouvelliste.com/article/257329/haiti-un-budget-de-guerre-sans-recrutement-massif-dans-la-pnh-et-les- fadh d’infrastructures pénitentiaires (3 établissements) totalisant un montant de 6,022,500,000.00 dollar US4.

Certes, certaines informations relevant de la sécurité nationale doivent rester confidentielles. Mais plusieurs questions fondamentales méritent d’être posées. Où l’armée et la police s’approvisionnent-elles en équipements ? Quelles entreprises bénéficient de ces contrats ? Dans le cas de l’acquisition de véhicules blindés ou d’équipements technologiques, existe-t-il un véritable transfert de technologie susceptible de renforcer les capacités nationales ?
Au-delà de ces interrogations, une question plus profonde demeure : la réponse sécuritaire suffit-elle à résoudre la crise haïtienne ?

Armer davantage les forces de l’ordre peut constituer une réponse immédiate à l’urgence. Mais peut-on durablement construire la paix uniquement avec des armes ? Ne faudrait-il pas, parallèlement, investir massivement dans l’éducation, la formation professionnelle, le développement des métiers techniques et la promotion des activités sportives et culturelles ?

Face aux investissements croissants consacrés au renforcement de l’appareil répressif de l’État, quelles institutions avons-nous réellement créées pour prévenir la violence chez les jeunes ? Quelles perspectives leur offre-t-on pour détourner leur énergie des réseaux criminels ?

Car la violence qui ravage aujourd’hui le pays ne surgit pas dans le vide. Elle s’enracine dans une crise sociale profonde, marquée par l’exclusion, l’absence d’opportunités économiques et l’effritement progressif des institutions publiques. Pour de nombreux jeunes, les activités criminelles sont devenues non seulement accessibles, mais parfois perçues comme l’un des rares moyens d’ascension sociale.

En refusant de s’attaquer aux causes structurelles de cette crise, le pays risque de se condamner à traiter indéfiniment ses conséquences. Pendant ce temps, un véritable marché de la sécurité et de l’armement se développe dans l’ombre de l’instabilité. La question n’est donc plus seulement de savoir comment combattre les gangs. Elle est aussi de comprendre qui profite durablement de la crise. Si non, la lutte contre l’insécurité risque de se transformer en un cycle sans fin, où la réponse sécuritaire alimente elle-même un marché qui prospère sur la crise.

Josue AUGUSMA, avocat Processualiste / pénaliste

4 FJKL, Liquidation de la souveraineté nationale via des contrats léoniens : la Fondation Je Klere crie au scandal, mars 2026

La ministre Sandra Paulemon échange avec le représentant résident du PNUD en Haïti

Par Oscar Jean-Etienne

La ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, a rencontré ce mardi matin, à ses bureaux, le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Haïti, Xavier Michon, dans le cadre d’un échange consacré au renforcement de la coopération entre l’institution onusienne et le ministère.

Au cours de cette rencontre, les discussions ont porté sur plusieurs dossiers visant à renforcer les capacités institutionnelles du ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) et à moderniser ses systèmes de gestion. Les deux parties ont également abordé un projet de formation d’envergure actuellement développé par le MPCE en partenariat avec l’Université de Technologie d’Haïti (UNITECH) et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Ce projet prévoit la mise en place d’un programme national intensif, inclusif et certifiant de formation aux métiers du numérique. L’initiative vise notamment à former des jeunes dans des domaines tels que le développement web, l’intelligence artificielle, la bureautique et le design numérique, dans l’objectif de renforcer les compétences technologiques et l’employabilité dans un contexte de transformation digitale croissante.

Le représentant résident du PNUD, Xavier Michon, a salué l’engagement et la détermination de la ministre Sandra Paulemon à impulser une nouvelle dynamique au sein du ministère de la Planification et de la Coopération externe. Il a également réaffirmé la disponibilité du PNUD à poursuivre une collaboration étroite avec les autorités haïtiennes, afin d’accompagner la mise en œuvre des priorités de développement du pays.

De son côté, la ministre Paulemon a réitéré la volonté du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Son-Aimé de consolider un partenariat encore plus structuré et efficace avec le PNUD, au service des efforts de développement national. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de dialogue continu entre le MPCE et ses partenaires internationaux, visant à promouvoir une coopération plus efficace, mieux coordonnée et davantage alignée sur les priorités stratégiques d’Haïti.

Oscar Jean-Etienne

Disparition du citoyen Bleck à Jacmel: le parti KONA appelle à une enquête sérieuse et à la manifestation de la vérité

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Par Jean Mapou

JACMEL, Haïti. — Le parti politique Konbit Nasyonal (KONA) a exprimé sa profonde solidarité envers la famille du citoyen Bleck et l’ensemble de la population de Jacmel à la suite de sa disparition dans des circonstances jugées troubles et préoccupantes. Dans une note publique rendue disponible ce 8 mars, la formation politique appelle les autorités policières et judiciaires à faire toute la lumière sur cette affaire qui suscite inquiétudes et interrogations au sein de la communauté.

Selon KONA, la disparition de ce citoyen dépasse le cadre d’un simple drame familial et soulève des préoccupations relatives à la sécurité collective dans la ville de Jacmel. Le parti souligne que cet événement douloureux interpelle la conscience nationale et exige une réponse claire des institutions chargées de faire respecter la loi.

Dans ce contexte marqué par l’émotion et la tension au sein de l’opinion publique, le parti appelle à la responsabilité et à la prudence dans le traitement de cette affaire. KONA met en garde contre les accusations hâtives, les campagnes de diffamation ou les tentatives de récupération politique susceptibles d’aggraver la douleur de la famille et de détourner l’attention de l’objectif principal : la recherche de la vérité.

La formation politique exhorte la Police nationale d’Haïti (PNH), notamment le Service départemental de la police judiciaire (SDPJ), ainsi que les autorités judiciaires compétentes, à mobiliser tous les moyens nécessaires pour mener une enquête approfondie, indépendante et transparente. Si des actes criminels sont confirmés, KONA insiste pour que les auteurs et complices soient identifiés, arrêtés et traduits en justice conformément aux lois en vigueur.

Par ailleurs, le parti dénonce la propagation de rumeurs, d’informations non vérifiées et de théories complotistes dans l’espace public. De telles pratiques, souligne KONA, risquent d’intoxiquer l’opinion et de perturber le travail des enquêteurs chargés d’établir les faits.

Dans son message, la formation politique rappelle que la famille du citoyen Bleck a droit à la vérité et que la société haïtienne dans son ensemble a droit à la justice. Elle invite également toute personne disposant d’informations pertinentes à les transmettre aux autorités compétentes afin de faciliter l’avancement de l’enquête.

KONA réaffirme, enfin, son attachement au respect de la dignité humaine, à la vérité et à la justice, qu’elle considère comme des conditions indispensables pour préserver la confiance des citoyens et garantir la stabilité de la société.

Jean Mapou / Le Relief

Donald Trump et la redéfinition brutale du concept de la souveraineté nationale

Par Jean Mapou

Le retour de Donald Trump sur la scène politique internationale marque un tournant dans la manière dont la souveraineté nationale est pensée, revendiquée et parfois imposée dans les relations entre États. À travers ses prises de position, ses alliances sélectives et sa diplomatie transactionnelle, le président américain semble redessiner les contours d’un principe qui, depuis des décennies, constituait l’un des piliers de l’ordre international.

Pendant longtemps, la souveraineté nationale a été associée à une idée simple: chaque État dispose d’un droit absolu de décider de son destin sans ingérence extérieure. Ce principe, consacré notamment par la Organisation des Nations unies après la Seconde Guerre mondiale, visait à garantir un équilibre fragile entre les nations, grandes ou petites. Mais la réalité géopolitique du XXIe siècle montre que cette souveraineté est de plus en plus relative.

Avec Donald Trump, cette notion connaît une mutation brutale. L’approche trumpienne repose sur une logique claire: la souveraineté n’est pas un droit abstrait garanti par le droit international, mais une force qui se mesure à la capacité d’un État à imposer ses intérêts. Dans cette vision, les alliances deviennent conditionnelles, les institutions multilatérales sont jugées contraignantes et la coopération internationale n’a de valeur que lorsqu’elle sert directement les intérêts américains.

Cette posture s’est manifestée dans plusieurs dossiers internationaux: pression accrue sur certains États dont le Venezuela et l’Iran, redéfinition des alliances stratégiques, guerre commerciale et instrumentalisation des sanctions économiques. À travers ces actions, Trump contribue à installer une nouvelle grammaire des relations internationales où la puissance prime sur les règles.

Ce repositionnement influence également de nombreux dirigeants à travers le monde. Plusieurs gouvernements s’inspirent désormais de cette approche en revendiquant une souveraineté plus agressive, parfois au détriment du multilatéralisme et du droit international. Le message implicite est clair: dans un monde dominé par les rapports de force, les normes comptent moins que la capacité de pression.

Pour les pays fragiles ou dépendants tels qu’Haïti, cette transformation soulève une question cruciale. Que devient la souveraineté nationale lorsque les rapports de puissance dictent les règles du jeu?

Pour des États comme Haïti, qui évoluent déjà dans un environnement géopolitique asymétrique, cette évolution peut renforcer la marginalisation sur la scène internationale.

La redéfinition trumpienne de la souveraineté nationale ne se limite donc pas à la politique américaine. Elle participe à une reconfiguration plus large de l’ordre mondial, où la logique de puissance risque de supplanter celle du droit.

Reste à savoir si cette transformation sera une parenthèse liée à un leadership politique particulier ou le prélude à une nouvelle ère des relations internationales. Car derrière la rhétorique de la souveraineté se joue, en réalité, l’équilibre même du système international.

Jean Mapou / Le Relief

Au nom père et du fils, pour la République islamique

Portrait de Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême iranien

Par Oscar Jean-Etienne

Mojtaba Khamenei, fils du dirigeant iranien Ali Khamenei, est désormais au cœur de l’actualité politique internationale. Discret mais influent depuis plusieurs années dans les cercles du pouvoir à Téhéran, ce religieux conservateur est devenu l’une des figures majeures de la succession à la tête de la République islamique d’Iran.

Né le 8 septembre 1969 à Mashhad, Mojtaba Khamenei est le second fils d’Ali Khamenei, guide suprême depuis 1989. Formé dans les séminaires religieux de Qom, il appartient au clergé chiite et porte le titre de hojjatoleslam, un rang religieux inférieur à celui d’ayatollah. Malgré ce statut relativement modeste dans la hiérarchie religieuse, il s’est progressivement imposé comme un acteur influent du système politique iranien.

Pendant des années, Mojtaba Khamenei a exercé son pouvoir dans l’ombre. Il a joué un rôle important au sein du bureau de son père, agissant souvent comme conseiller, intermédiaire et gardien de l’accès au guide suprême. Cette position lui a permis de développer un réseau solide au sein des élites politiques et sécuritaires du pays, notamment auprès des Gardiens de la révolution, un pilier du régime iranien.

À 56 ans, il est considéré comme l’une des figures du camp conservateur iranien. Son influence dans les structures sécuritaires et religieuses a alimenté depuis plusieurs années les spéculations sur une possible succession dynastique au sommet de l’État. Une telle perspective reste toutefois controversée dans un système politique né de la révolution de 1979, qui s’est justement construite contre la monarchie héréditaire.

Selon plusieurs médias internationaux, l’Assemblée des experts — l’organe religieux chargé de désigner le guide suprême — aurait finalement porté son choix sur Mojtaba Khamenei lors d’un vote unanime annoncé le 8 mars 2026. Cette décision consolide l’influence du courant conservateur et pourrait marquer une nouvelle phase dans l’évolution du régime iranien.

Figure longtemps restée dans l’ombre du pouvoir, Mojtaba Khamenei accède ainsi à la plus haute fonction politique et religieuse de la République islamique. Son leadership sera scruté de près, tant à l’intérieur de l’Iran que sur la scène internationale, dans un contexte régional et géopolitique particulièrement tendu. Si son ascension confirme le poids des réseaux conservateurs et sécuritaires dans le système iranien, elle ouvre aussi une période d’incertitude quant à l’orientation future du pays.

Oscar Jean-Etienne

Subvention publique et contrats de sécurité : l’ULCC saisie après un rapport choc de la FJKL

Par Jean Wesley Pierre

Port-au-Prince, le dimanche 8 mars 2026 —Deux citoyens portent plainte contre des pratiques qu’ils jugent opaques, alors que le contexte légal soulève des questions sur les chances de poursuites effectives.

Une nouvelle affaire de corruption présumée secoue la classe politique haïtienne. Saisie par deux citoyens, Widner Bernard et Félix Miradieu, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) est officiellement requise pour enquêter sur des révélations explosives de la Fondasyon Je Klere (FJKL) concernant la gestion du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Que contient la lettre de dénonciation ?

La requête, obtenue par notre rédaction, s’appuie sur un rapport de la FJKL daté du 6 mars 2026. Deux griefs principaux y sont développés.

Premièrement, les plaignants dénoncent des « contrats opaques » qui engageraient l’État haïtien pour les cinquante prochaines années. Selon les informations publiées par la presse, ces accords concerneraient des secteurs stratégiques : un projet de construction et d’exploitation de prisons sur 50 ans avec la société Metric Facility S.A., un contrat de modernisation des douanes sur dix ans avec Evergreen System Limited, et un accord de sécurité de 52 millions de dollars avec Windward Wyoming LLC . La FJKL estime que ces engagements pourraient coûter des milliards de dollars au pays et posent un « sérieux problème de souveraineté nationale ».

Deuxièmement, les requérants pointent une subvention de 150 millions de gourdes accordée à l’Université Quisqueya (UniQ), dirigée par Jacky Lumarque, ancien candidat à la présidentielle. Ils dénoncent un possible « délit d’initié, népotisme ou favoritisme », soulignant que M. Lumarque et le Premier ministre Fils-Aimé sont tous deux membres de la plateforme politique VÉRITÉ. « Le financement de l’Université ne serait pas une mauvaise chose si le délit d’initié ne s’y mêlait pas », écrivent-ils, fustigeant l’absence de transparence et le choix d’une université privée « à la scolarité la plus élevée » alors que d’autres établissements publics « crèvent ».

La lettre évoque également des pratiques contestées au Fonds National de l’Éducation (FNE), où certaines universités privées contrôleraient directement la collecte de la contribution de 1,50 dollar de la diaspora.

Subvention à UniQ : que dit la loi ?

Sur le fond, la question de la légalité de cette subvention mérite une analyse nuancée. L’article 195 du décret du 11 mars 2020 publié au journal Le Miniteur le 30 juin 2020, sur l’organisation de l’enseignement supérieur autorise explicitement l’État à accorder des subventions aux institutions privées d’enseignement supérieur. Juridiquement, le principe n’est donc pas irrecevable.

Cependant, comme le soulignent des experts en politiques publiques, le véritable problème réside dans l’absence de « transparence dans les procédures » et de « critères objectifs et vérifiables » pour l’attribution de ces fonds. En l’absence de mécanismes publics de sélection basés sur la performance académique ou les besoins réels, ce type de décision discrétionnaire ouvre la porte aux accusations de clientélisme et de favoritisme politique.

Comme l’ancien député, Alfredo Antoine le dit :

« Je ne critiquerai pas la subvention accordée par l’ancien ministre des Finances et de l’Économie, M. Alfred Mellus, à notre Alma Mater, l’Université Quisqueya, sans avoir examiné le protocole d’accord.
Je dois d’abord connaître l’élément motivateur. »

Quelles chances pour cette plainte ?

C’est sur cette question que le dossier se heurte au mur de la réalité judiciaire et politique haïtienne. Plusieurs éléments contextuels assombrissent les perspectives de poursuites abouties.

D’abord, l’ULCC elle-même, bien qu’ayant ouvert plus d’une centaine de dossiers en dix ans, a vu très peu d’affaires aboutir à des condamnations. L’impunité reste la règle, comme l’illustre le scandale du PetroCaribe où plusieurs milliards de dollars américains ont été détournés sans qu’aucune grande figure politique ne soit définitivement sanctionnée.

Ensuite, un obstacle majeur vient d’être érigé par le gouvernement lui-même. Un décret controversé publié en décembre 2025 a considérablement complexifié la procédure de destitution des hauts fonctionnaires. Désormais, pour qu’un ancien ministre ou un haut responsable soit jugé par une cour ordinaire, il faudrait une procédure de mise en accusation devant la Haute Cour de Justice, nécessitant une majorité des deux tiers à la Chambre basse du Parlement — un seuil jugé « pratiquement impossible » par beaucoup d’organisations de défense des droits humains. De nombreux juristes estiment que ce décret, qui étend la juridiction de la Haute Cour aux anciens officiels, a été conçu pour « protéger les personnes qui volent l’argent de l’État ».

Enfin, le système reste gangrené par une corruption systémique. Des enquêtes récentes, comme celle visant la ministre des Sports Niola Lynn Sarah Devalien Octavius pour un détournement présumé de 50 millions de gourdes, montrent que l’ULCC peut enquêter et recommander des poursuites. Mais dans ce dossier, malgré les preuves de « passation illégale de marchés publics », l’action publique peine à se concrétiser.

La plainte des citoyens Bernard et Miradieu est juridiquement fondée et repose sur des éléments concrets fournis par la FJKL. Mais ses chances d’aboutir se heurtent à un système judiciaire verrouillé par des mécanismes légaux protecteurs des élites et à une culture d’impunité profondément enracinée. Comme l’écrivait récemment un expert, « ce n’est pas la pauvreté qui engendre la corruption, mais plutôt l’inverse ».

Tant que les dirigeants pourront se doter de boucliers législatifs et que les institutions de contrôle resteront sous influence, les dénonciations, aussi étayées soient-elles, risquent de se perdre dans les sables de l’impunité. La réponse de l’ULCC et des parquets, sous la pression d’une société civile mobilisée, sera le premier test de la volonté réelle de ce gouvernement de lutter contre la corruption qu’il prétend combattre.

Jean Wesley Pierre / Le Relief

Sortir Haïti du cycle de la corruption

Par Stéphane Vincent

La vraie lutte commence avant le scandale, dans l’architecture même de l’État.

Servir l’État haïtien est devenu un acte paradoxal. On vous appelle à servir. On vous critique si vous refusez. On vous soupçonne dès que vous acceptez. Et parfois, peu importe ce que vous faites, vous finissez coupable; non pas pour ce que vous avez commis, mais pour avoir été là.

Je ne parle pas ici des corrupteurs professionnels. Je ne parle pas de ceux qui organisent, détournent, manipulent et prospèrent dans l’ombre des institutions. Ceux-là doivent répondre de leurs actes, sans ambiguïté. Je parle d’un phénomène plus profond, plus large, plus dérangeant: celui d’un État dont les règles sont désuètes, les procédures opaques, les circuits financiers historiquement informels, et les pratiques trop souvent héritées d’un autre temps sans avoir jamais été réellement modernisées.

Dans un tel environnement, entrer pour servir, c’est entrer dans une architecture déjà fissurée. Même si vous refusez la corruption. Même si vous tentez de réformer. Même si vous dérangez. Vous restez exposé. Car lorsque la corruption devient systémique, l’innocence individuelle ne suffit plus à vous protéger.

Pire encore, la politique elle-même ajoute une fragilité supplémentaire. Les mandats sont courts. Les vagues de remplacement sont constantes. Les transitions sont souvent brutales. Celui qui arrive après vous peut exhumer une irrégularité administrative dont vous ignoriez l’existence, une procédure mise en place avant vous, un circuit que vous n’avez pas eu le temps de réformer, un acte signé dans un contexte que personne n’avait correctement documenté. Et soudain, le soupçon devient une arme.

Qui sortira innocent dans un tel environnement?

C’est là que la réflexion doit gagner en maturité. Nous avons fini par construire un État où le risque réputationnel est attaché à la fonction elle-même. Servir devient un pari. Un risque. Une exposition. Et pourtant, sans serviteurs publics, il n’y a pas d’État. Voilà le paradoxe. Nous avons besoin de femmes et d’hommes pour faire tourner les institutions, mais nous avons aussi créé un climat où entrer dans ces institutions revient parfois à accepter d’être un jour soupçonné par simple proximité avec un système malade.

C’est aussi pour cela que beaucoup préfèrent critiquer de l’extérieur plutôt que d’entrer dans l’arène. De l’extérieur, on paraît pur. À l’intérieur, on devient vulnérable. Mais il y a encore plus troublant: la justice populaire. Le jour où un rapport administratif sort, qu’il provienne d’une institution de contrôle, d’un organe d’enquête ou d’un audit, chacun choisit son “corrompu”. On commente. On condamne. On défend les siens. On attaque les autres. Les réseaux sociaux deviennent tribunal. Les conversations privées deviennent verdict. La rumeur devient preuve. Et nous tombons tous, ou presque, dans cette facilité.

Car il est plus simple d’accuser que de comprendre un système. Plus simple de s’indigner que d’analyser. Plus simple de choisir un camp que de poser les vraies questions. Puis vient le jour où c’est votre tour. Ou celui de quelqu’un que vous connaissez. Et souvent, ceux qui accusaient hier découvrent aujourd’hui la violence du soupçon.

Dans un système judiciaire fragilisé, lent, vulnérable aux pressions politiques et aux faiblesses institutionnelles, cette justice émotionnelle complique tout. Elle polarise. Elle simplifie à l’extrême des dossiers souvent complexes. Elle transforme des irrégularités administratives en condamnations morales définitives avant même que les faits ne soient pleinement établis. Elle remplace l’exigence de vérité par la rapidité du verdict.

Pendant ce temps, le système, lui, ne change pas. Or les mêmes causes produiront les mêmes effets. Si les règles restent floues, si les procédures restent archaïques, si les circuits financiers ne sont pas traçables, si les responsabilités ne sont pas clairement définies, si les institutions de contrôle ne sont pas modernisées, nous continuerons à produire les mêmes scènes: des rapports, des accusations, des remplacements, des scandales, puis d’autres scandales encore. En un mot: des cycles. Et c’est précisément là que se situe le cœur du débat.

Cela n’est pas une apologie de la corruption. C’est un appel à distinguer l’acte corrompu de l’environnement corrompu. Confondre les deux empêche toute réforme sérieuse. Car la lutte contre la corruption ne peut pas se limiter à punir. Elle doit aussi transformer l’environnement qui rend la corruption structurellement possible. Punir en aval sans réformer en amont est une illusion.

La vraie lutte commence avant l’infraction. Elle commence dans l’architecture. Dans la qualité des règles. Dans la clarté des procédures. Dans la traçabilité des décisions. Dans la digitalisation des flux. Dans la définition des responsabilités. Dans la protection de ceux qui réforment. Dans le renforcement d’une justice indépendante, crédible et techniquement compétente. C’est cela, au fond, l’architecture de la confiance.

Un État digne de ce nom n’est pas seulement un État qui punit après coup. C’est un État qui réduit, par sa propre conception, l’espace laissé à l’arbitraire, à l’opacité, à l’informel et à l’impunité. Tant que nous ne reconstruirons pas cette architecture, servir restera un risque, l’innocence restera fragile et la réputation dépendra trop souvent du contexte politique du moment.

Voici donc le pinga.

À celles et ceux qui observent de loin et jugent avec certitude : il faut du courage pour servir dans un système imparfait. Il est toujours plus confortable de rester à distance que d’entrer dans l’arène. Mais le système que vous critiquez aujourd’hui est le même dans lequel vous entrerez demain si vous acceptez un jour d’y participer. Et vous découvrirez alors, peut-être à vos dépens, que ce piège n’épargne personne. Il recycle les accusations. Il produit des cycles. Il broie parfois ceux-là mêmes qui pensaient pouvoir y échapper.

La question n’est donc plus seulement de savoir qui est corrompu. La vraie question est celle-ci: comment sort-on collectivement d’un système où la suspicion est devenue la norme? La réponse ne viendra pas d’une indignation supplémentaire. Elle ne viendra pas d’un nouveau tribunal médiatique. Elle ne viendra pas d’une rage momentanée qui s’épuise après quelques jours de bruit. Elle viendra d’une refondation lucide, méthodique et courageuse.

Car au fond, la question demeure suspendue au-dessus de nous tous: Qui sortira innocent quand le système lui-même est malade? La seule réponse sérieuse est celle-ci:

Personne, tant que nous ne réformons pas l’architecture.

L’organisation «Fanm Angaje» distingue l’ex ministre Émmelie Prochète Milcé

Par Gedeon Delva

Chaque année, le 8 mars est consacrée à la célébration de la journée des droits des femmes à travers le monde. C’est un temps de réflexion sur la lutte des femmes et l’évolution de leurs droits dans les sociétés modernes. En Haïti, cette année, ce dimanche cette date était l’occasion pour l’organisation féminine «Fanm Angaje» de rendre hommage à l’écrivaine et ex ministre de la culture, et la justice, Emmelie Prochète.

Mme Prophète a été honorée pour son implication, son rôle joué dans la lutte pour le respect des droits des femmes dans le pays.

«L’organisation rend hommage à l’ancienne ministre de la Justice, Emmelie Prophète Milcé, en reconnaissance de son parcours et de son engagement dans la vie publique», a déclaré Marjory Michel, principale responsable de Fanm Angaje, lors d’une activité socioculturelle déroulée à Delmas 75.

Institué depuis 10 ans, le Prix FANM ANGAJE est attribué sur la base d’engagement soutenu des femmes haitiennes dans des champs respectifs. Les critères dominants: Etre Femme, engagée dans un domaine publique ou privé quelconque, détenir des capacités qui font valoir la potentialité de la femme. Parmi des personnalités ayant été nominées pour ce Prix citons : Liliane Pierre Paul, Marie Raphaelle Pierre, Chrisnette Saint-Georges, Sheelove Perrin, Bertinie Cherizard Germain, Lunie Joseph. Selon l’organisation, elles excellent dans des domaines divers.

Tout en soulignant le rôle des femmes dans différents secteurs de la vie nationale, «Fanm Angaje» en profite pour lancer un appel au renforcement des politiques publiques en faveur de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes, estimant que leur participation aux processus de décision constitue un facteur important pour le développement du pays.

Il faut souligner que la journée internationale des droits des femmes a été marquée en Haïti par de nombreuses activités socioculturelles, de discours officiels, de déclarations politiques, publications sur les réseaux sociaux et engagements de circonstance en faveur de l’égalité.

Gedeon Delva / Le Relief