Par Gesly Sinvilier
La fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le 7 février, et le transfert de pouvoir au Premier ministre ont provoqué plusieurs réactions au niveau international. Dans l’ensemble, les partenaires étrangers d’Haïti ont adopté une position simple : éviter le vide politique, maintenir la continuité de l’État et avancer vers des élections.
Plusieurs pays et organisations ont salué une transition jugée nécessaire pour garder une direction gouvernementale en place. Leur priorité est claire : préserver un minimum de stabilité dans un contexte déjà marqué par l’insécurité et la crise institutionnelle.
Les États-Unis ont réaffirmé leur soutien aux autorités gouvernementales actuelles, en insistant surtout sur l’urgence sécuritaire. Washington met l’accent sur la lutte contre les groupes armés, le renforcement des forces de sécurité et la préparation d’élections crédibles. Des messages fermes ont aussi été envoyés contre les acteurs accusés de bloquer le processus de transition.
Dans la région, la CARICOM a adopté une position pragmatique. Les pays caribéens, impliqués depuis le début dans les discussions sur la transition haïtienne, estiment qu’il vaut mieux assurer la continuité du pouvoir que risquer une rupture institutionnelle. Ils encouragent toutefois un dialogue plus large entre les acteurs haïtiens.
Du côté des organisations internationales, le message est aussi direct : pas de vide de pouvoir, mais une transition courte, claire et orientée vers des élections. L’ONU et les instances interaméricaines rappellent que la priorité reste la sécurité, l’accord politique minimum entre les forces nationales et l’organisation du scrutin.
Les partenaires européens, de leur côté, parlent surtout de retour à l’ordre constitutionnel. Ils soutiennent le principe de continuité, tout en demandant de la transparence, de l’inclusion politique et un calendrier électoral sérieux.
En résumé, la réaction internationale est surtout pratique : accepter la passation de pouvoir pour éviter le chaos, soutenir la stabilité immédiate, et pousser les autorités à organiser des élections afin de redonner une légitimité démocratique au pays.
Gesly Sinvilier / Le Relief


