Le ministère de l’Éducation a présenté, le 1er décembre à Pétion-Ville, les résultats d’une enquête nationale menée dans plus de 300 centres préscolaires. Un travail qui offre un regard neuf sur ce cycle essentiel et servira de guide pour de prochaines orientations éducatives.
Les premières données structurées sur le préscolaire
Le système éducatif haïtien dispose enfin de premiers repères fiables sur l’état du préscolaire. À travers deux journées d’ateliers organisées à Pétion-Ville, le ministère de l’Éducation nationale a partagé les conclusions d’une enquête réalisée cette année dans des centres accueillant les enfants de trois à cinq ans.
Présents à cet atelier, le ministre de l’Éducation, Antoine Augustin; la directrice du préscolaire Dedy Millien Joseph, représentante de l’ UNICEF en Haïti, Geeta Narayan; l’Ambassadeur du royaume d’Espagne en Haïti, Marco Antonio Penin Toledano et tant d’autres.
Cette étude, conduite entre mai et juin 2025, a été effectuée auprès d’un vaste échantillon de structures éducatives à travers le pays, soient 400 centres. Elle porte sur des aspects essentiels comme la qualité des locaux, la disponibilité du matériel pédagogique, la formation du personnel, mais aussi des éléments souvent négligés tels que la nutrition, l’hygiène et les conditions de sécurité.
Selon les responsables du préscolaire, ces données constituent un outil indispensable pour comprendre les réalités de terrain. Elles permettent d’identifier où se trouvent les forces du système, où persistent les manques et quelles sont les priorités pour mieux accompagner les tout-petits.
Au cours des ateliers, les partenaires techniques et financiers ont salué cette démarche. Ils y voient une étape importante vers la mise en place d’une véritable politique nationale pour la petite enfance, un secteur encore trop peu structuré malgré l’intérêt croissant des parents.
L’étude devrait maintenant servir de base à des actions concrètes : harmonisation du cycle préscolaire, appui aux centres les plus vulnérables, renforcement de la formation des éducatrices et amélioration générale des services offerts aux enfants.
Pour le ministère, l’enjeu est clair : investir tôt pour donner aux plus jeunes les meilleures chances de réussir leur parcours scolaire. Avec cette enquête, l’État dispose enfin d’une vision plus précise pour orienter ses décisions et poser les jalons d’une réforme durable.
La rédaction


