Par Jean Mapou
PORT-AU-PRINCE.— Le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a accordé un délai de 22 jours aux entreprises spécialisées dans le traitement et la distribution d’eau de boisson afin de se conformer aux exigences réglementaires encadrant ce secteur.
La mesure est contenue dans une circulaire publiée le 2 mars 2026, dans laquelle les autorités rappellent aux opérateurs concernés l’obligation de respecter les dispositions prévues par le Décret du 11 mars 2020 relatif à la réglementation et au contrôle de la production et du commerce des denrées alimentaires.
Cette décision intervient à la suite d’un rapport du Ministère du Commerce et de l’Industrie révélant qu’environ 87,5 % des eaux de boisson analysées dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince présentent des signes de contamination. Ce constat soulève de sérieuses préoccupations quant aux risques sanitaires liés à la consommation d’eau traitée vendue sur le marché.
Face à cette situation, les autorités ont décidé de rappeler aux opérateurs du secteur les normes sanitaires et réglementaires en vigueur tout en leur accordant un délai pour se mettre en conformité.
La circulaire prévoit également la mise en place de mécanismes de suivi visant à garantir la traçabilité des produits. Les kiosques de vente devront notamment conserver les preuves de transaction, telles que factures et reçus, afin de permettre de retracer l’origine des produits distribués.
En outre, les autorités recommandent l’installation de dispositifs supplémentaires de traitement de l’eau dans les kiosques de revente, notamment des filtres, des lampes ultraviolettes (UV) ou encore des ozoniseurs, afin de réduire les risques de contamination.
À travers cette initiative, le Ministère du Commerce et de l’Industrie entend renforcer la régulation du secteur de l’eau de boisson et améliorer les contrôles sanitaires. Les entreprises concernées disposent désormais de vingt-deux jours pour se conformer à ces dispositions, faute de quoi elles pourraient faire l’objet de mesures lors des contrôles menés par les autorités compétentes.
Jean Mapou / Le Relief


