Par Jean Wesley Pierre
Ce lundi 9 mars 2026, le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) et le Conseil municipal de Tabarre ont officialisé leur partenariat. L’objet de cet accord : la réhabilitation du tronçon routier reliant Carrefour Rita à Carrefour Clercine (BIM). Une bouffée d’oxygène pour les milliers d’usagers qui empruntent quotidiennement cet axe névralgique de la commune.
L’ambiance était solennelle ce lundi matin dans la salle de conférence du ministère. Autour de la table, l’ingénieur Joseph Almathe Pierre Louis, ministre des Travaux publics, transports et communications, et Arsonval Alexandre, membre du conseil municipal de Tabarre, ont apposé leur signature au bas d’un protocole d’accord qui, espèrent-ils, marquera la fin du calvaire des usagers de la route dans le bas de la commune.
Sous les yeux des techniciens et de quelques journalistes, le ministre des Travaux publics a détaillé les contours de cette entente. Selon ses déclarations, le financement des travaux sera assuré par le conseil municipal de Tabarre, tandis que le ministère mettra à disposition l’expertise technique, l’équipement lourd et le personnel nécessaires à la bonne marche du chantier. Une prise en charge qui vise à garantir à la fois la célérité et la qualité des interventions.
« Les travaux devront commencer lundi », a annoncé M. Arsonval Alexandre, fixant un calendrier clair et immédiat. Toutefois, aucune annonce concernant le budget n’a été faite. Dès la semaine prochaine, les engins devraient donc investir le tronçon pour entamer les premières opérations de reprofilage et de drainage.
Un axe économique sous haute tension
Situé entre Carrefour Rita et Carrefour Clercine, le tronçon concerné, à proximité de la base de l’unité de la Police nationale d’Haïti (BIM), est bien plus qu’une simple voie de passage. Il constitue un maillon essentiel entre plusieurs sections communales de Tabarre et le reste de l’agglomération métropolitaine. Chaque jour, des véhicules de transport en commun, des camions de marchandises et des milliers de particuliers s’y engouffrent, subissant nids-de-poule et embouteillages chroniques.
La dégradation avancée de cette chaussée était devenue un frein à l’activité économique locale et une source d’insécurité routière. Pour les riverains et les commerçants, cette réhabilitation tant attendue est perçue comme un signal fort de la part des autorités.
Un test pour la collaboration État-Mairie!
Au-delà de l’aspect technique, ce protocole d’accord revêt une dimension politique et institutionnelle importante. Dans un contexte où la décentralisation et l’efficacité de l’action publique sont souvent remises en question, la signature de ce jour illustre une volonté de synergie entre le pouvoir central et les collectivités territoriales.
Le conseil municipal de Tabarre, par la voix de son représentant Arsonval Alexandre, voit dans cet appui du MTPTC une reconnaissance des besoins urgents de la commune.
Reste désormais à transformer l’essai. Si l’annonce est prometteuse, les usagers, eux, attendent de voir si le calendrier sera respecté et si la qualité des travaux résistera aux prochaines intempéries. La population de Tabarre, habituée aux promesses non tenues, observe avec un espoir prudent.
La balle est donc dans le camp des équipes techniques. Dès lundi prochain, le bruit des engins sur la route, près des locaux de l’unité policière BIM, sera le premier indicateur de la concrétisation de cet accord. Pour la mobilité dans la zone, c’est l’occasion d’un tournant décisif.
Jean Wesley Pierre / Le Relief


