Par Oscar Jean-Etienne
Au Brésil, Blondine Myriam Santana s’est imposée comme une voix inspirante lors d’une conférence consacrée au rôle des femmes et des jeunes dans la résilience communautaire face aux violences en contextes fragiles. Devant un auditoire composé de diplomates et d’universitaires, elle a livré un témoignage profondément ancré dans son expérience de terrain en Haïti, mettant en lumière une réalité souvent occultée : au cœur même des crises, des dynamiques de résilience émergent, portées en grande partie par les femmes et la jeunesse.
Forte de plus d’une décennie d’engagement dans le secteur humanitaire et du développement communautaire, notamment dans l’Artibonite et à Canaan, elle a partagé des observations concrètes issues de programmes d’autonomisation économique et d’inclusion du genre. Elle a souligné que les femmes, lorsqu’elles accèdent à des ressources, deviennent des piliers de stabilité, investissant dans l’éducation, la cohésion sociale et le bien-être collectif. Parallèlement, l’intégration des jeunes dans des initiatives économiques ou sociales apparaît comme un levier essentiel pour réduire leur vulnérabilité et leur exposition aux risques, en leur offrant des perspectives d’avenir.
Au-delà du constat, son intervention a porté un message clair : la résilience communautaire ne peut se construire uniquement à travers des réponses sécuritaires ou institutionnelles. Elle exige une approche inclusive, centrée sur l’investissement dans le potentiel humain.
En conclusion, Blondine Myriam Santana a formulé trois convictions fortes: investir dans les femmes, protéger l’avenir à travers la jeunesse, et privilégier l’inclusion pour construire la paix, affirmant ainsi son positionnement comme un visage émergent du leadership féminin dont Haïti a profondément besoin.


