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Douche froide pour les Madrilènes : après un mois sans jouer à la maison, le Real Madrid a tout oublié… même comment gagner !

Par Jean Wesley Pierre

MADRID – Le retour au Santiago Bernabéu après un mois d’absence devait être une fête. Il s’est transformé en un cauchemar complet pour le Real Madrid, sévèrement battu 2-0 par le Celta Vigo, modeste 15e du classement, ce dimanche 7 décembre 2025. Cette défaite, bien plus qu’un simple revers sportif, dessine le portrait d’une équipe en pleine perte de repères, psychologiquement fragile et collectivement inexistante, creusant un écart inquiétant de quatre points derrière son rival, le FC Barcelone.

Une débâcle tactique et mentale

Dès les premières minutes, le scénario a déraillé. Menés 1-0 dès le début de la deuxième période, après un but somptueux de Williot Swedberg, les Merengues n’ont jamais trouvé la clé pour inquiéter une défense du Celta parfaitement organisée. Comme l’a résumé sans complaisance l’attaquant adverse Borja Iglesias, les Madrilènes ont « abandonné beaucoup trop tôt ». Le match a ensuite viré au fiasco total avec deux expulsions en seconde période : d’abord le latéral gauche Fran Garcia, puis son remplaçant Alvaro Carreras, tous deux coupables de gestes d’énervement désespérés. L’humiliation a été parachevée par un carton rouge donné à Endrick… depuis le banc des remplaçants, symptôme d’une frustration généralisée.

Une déroute historique car le Real n’avait plus perdu par deux buts d’écart au Bernabéu depuis mai 2019 (hors Clásico), et est considéré pour beaucoup chroniqueurs sportifs comme étant le point d’orgue d’une série noire : une seule victoire dans les cinq derniers matches de Liga.

Les statistiques individuelles sont tout aussi accablantes. Vinicius Jr, par exemple, a terminé la rencontre avec 0 but, 0 passe décisive, 0 occasion créée et seulement 25% de précision au tir, une performance fantôme qui résume l’inefficacité de l’attaque.

L’absence criante d’identité sous Xabi Alonso

Au-delà du résultat, c’est le jeu déployé qui alerte. Comme l’analyse si bien le journaliste sportif Ralph Ganthier, « Après 6 mois à la tête de cette équipe, Xabi [Alonso] n’a toujours pas d’équipe type ni d’identité propre ». Le constat est sévère mais reflète une réalité observable sur le terrain : le collectif semble être un amas de talents individuels sans cohérence.

La réussite actuelle du Real Madrid repose presque exclusivement sur les exploits solitaires de Kylian Mbappé, dont la course au titre de meilleur buteur (Pichichi) semble parfois éclipser les besoins de l’équipe. « C’est comme si le Real avait monté un projet pour faire de Mbappé le Pichichi et la Golden Boot », poursuit Ganthier, pointant un déséquilibre potentiel dans les priorités sportives.

La défense, bouleversée, a payé cash cette désorganisation. Pire encore, le Real Madrid a probablement perdu son défenseur central brésilien Éder Militão pour une durée estimée à trois mois, une nouvelle catastrophe dans un secteur déjà fragile.

Les conséquences immédiates pour les Madrilènes

Les conséquences de cette humiliation sont multiples et graves :

  1. Sportivement, le Real (2e) voit Barcelone prendre le large en tête. Pire, si Villarreal gagne son match en retard, il pourrait être relégué à la troisième place, une situation inconcevable en novembre.
  2. Psychologiquement, l’équipe a montré un visage inquiétant de fragilité mentale. Les expulsions consécutives de Garcia et Carreras, ainsi que les nombreux cartons jaunes distribués (Bellingham, Valverde, Rodrygo, l’entraîneur Xabi Alonso lui-même), trahissent un groupe à fleur de peau, incapable de gérer la pression et la frustration.
  3. Stratégiquement, la pression monte d’un cran sur les épaules de Xabi Alonso. L’architecte d’un Bayer Leverkusen brillant semble encore chercher son modèle à Madrid. L’absence d’un jeu identifiable et la dépendance excessive à l’individualité posent la question de sa capacité à construire une équipe équilibrée capable de rivaliser sur tous les fronts.

Des réactions en urgence

Face au Celta Vigo, le Real Madrid n’a pas seulement perdu trois points. Il a perdu son aura, sa solidité à domicile et, surtout, le sentiment de maîtrise qui le caractérise habituelême dans les moments difficiles.

La « douche froide » évoquée par les supporters est en réalité un tsunami qui révèle les fissures d’un projet en construction précaire. Le mot d’ordre du journaliste sportif français, Loguito « L’HUMILIATION EST TOTALE », sonne comme un électrochoc.

La semaine à venir, avant le prochain match de championnat et à l’approche des phases cruciales de Ligue des Champions, sera décisive pour Xabi Alonso. Il doit impérativement redéfinir une identité de jeu, restaurer la solidarité défensive et retrouver le mental des guerriers qui ont fait la grandeur du club. Sinon, cette défaite contre le Celta ne sera pas qu’un accident, mais le symptôme d’une saison qui pourrait très mal tourner.

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