Par Oscar Jean Étienne
Face à une crise économique profonde, Cuba a décidé d’autoriser ses ressortissants vivant à l’étranger à investir sur l’île. Ils pourront désormais créer ou financer des entreprises dans plusieurs secteurs, comme l’agriculture, les infrastructures ou même la finance.
Cette décision arrive dans un contexte difficile : pénuries d’énergie, ralentissement économique et tensions avec les États-Unis, dirigés par Donald Trump. Malgré l’embargo, les autorités cubaines cherchent clairement à attirer de nouveaux capitaux pour relancer l’économie.
La diaspora devient ainsi un acteur clé. Au-delà de l’argent, elle apporte aussi des compétences et des opportunités. Même si certains restent méfiants, c’est un changement important dans la manière dont Cuba voit son développement.
Une piste intéressante pour Haïti
Cette initiative peut inspirer Haïti, où une grande partie de la population vit à l’étranger. Aujourd’hui, la diaspora haïtienne envoie surtout de l’argent aux familles, mais très peu est investi dans des projets économiques.
Avec un meilleur cadre et plus de confiance, Haïti pourrait encourager sa diaspora à investir dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie ou les infrastructures.
En résumé, Cuba montre qu’en période de crise, la diaspora peut devenir un véritable moteur économique. Une leçon que Haïti gagnerait à prendre au sérieux

