Par Gesly Sinvilier
Dans un contexte politique marqué par de fortes tensions autour de la résolution visant le renvoi du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le Compromis historique et la Résistance démocratique (RED) ont publié une note qui se veut à la fois un signal d’apaisement et un rappel à l’ordre institutionnel.
Faisant suite aux déclarations officielles et à la correspondance adressée par leur représentant, M. Smith Augustin, au Coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), les deux entités politiques disent prendre acte d’une évolution qu’elles jugent encourageante dans la gestion de la crise actuelle. Elles saluent notamment l’appel à la tenue d’une réunion d’urgence entre le CPT et le Premier ministre, en vue de dégager un modus operandi consensuel conforme à l’intérêt supérieur de la Nation.
Pour le Compromis historique et la RED, cette initiative constitue un pas dans la bonne direction. Elle traduit, selon eux, une volonté de rompre avec les réflexes de confrontation et les aventures politiques hasardeuses qui ont trop souvent plongé le pays dans l’instabilité, au profit du dialogue, de la concertation et de la responsabilité d’État.
Dans leur note, les signataires rappellent que leur engagement politique repose, depuis l’origine, sur des principes constants : le dialogue inclusif, la concertation permanente, le compromis politique responsable et, surtout, la primauté de l’intérêt national sur toute considération personnelle ou circonstancielle. À leurs yeux, la légitimité des dirigeants ne peut être durablement assurée que par le suffrage universel et le respect du cadre constitutionnel.
Au-delà de la conjoncture immédiate, le message s’adresse à l’ensemble des acteurs de la transition. Le Compromis historique et la RED les exhortent à faire preuve de retenue, de maturité politique et de sens de l’État afin de préserver la stabilité institutionnelle, renforcer la sécurité nationale et créer les conditions indispensables à l’organisation d’élections crédibles, inclusives et transparentes.
En filigrane, cette prise de position sonne comme un avertissement : toute décision prise en dehors du consensus, ou motivée par des calculs étroits, risquerait de fragiliser davantage un processus de transition déjà sous pression. À l’inverse, seule une approche responsable, fondée sur le dialogue et le respect des institutions, peut ouvrir la voie à un retour durable à l’ordre démocratique et constitutionnel.
Par cette note, le Compromis historique et la Résistance démocratique tentent ainsi de s’imposer comme une voix de modération dans un paysage politique souvent dominé par la crispation, rappelant que la sortie de crise passe moins par les rapports de force que par une volonté réelle de construire l’avenir collectif.
Gesly Sinvilier/ Le Relief


