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Commémoration du séisme du 12 janvier 2010 : l’État se recueille au Palais national

Seize ans après le séisme meurtrier du 12 janvier 2010, pour la cérémonie officielle, les autorités de transition ont dû renoncer au site hautement symbolique de Saint-Christophe, à Titanyen, en raison de l’insécurité persistante. Le dépôt de gerbe s’est tenu au Palais national, autre lieu marqué par la catastrophe, dans un contexte mêlant devoir de mémoire et tensions sécuritaires.

L’État haïtien a marqué, ce lundi 12 janvier 2026, le 16e anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010 à travers une cérémonie officielle de recueillement organisée au Palais national. Initialement associé à la mémoire des victimes du séisme, le site de Saint-Christophe, à Titanyen [ où de nombreux corps avaient été ensevelis après le cataclysme, ndlr] n’a pu accueillir la commémoration en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans la zone, actuellement sous l’emprise de groupes armés.

Détruit lors de la catastrophe de 2010, le Palais national s’est imposé comme un lieu alternatif chargé de symboles. La cérémonie, présidée par le Conseil présidentiel de transition (CPT), a réuni le président du CPT, Laurent Saint-Cyr, des membres du Conseil, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, ainsi que plusieurs hauts responsables de l’État.

Dans une atmosphère solennelle, les autorités ont observé un moment de recueillement avant de procéder au dépôt d’une gerbe de fleurs en mémoire des disparus.

Ce geste symbolique a rappelé l’ampleur du drame qui avait frappé Haïti, causant des pertes humaines massives et la destruction de nombreuses infrastructures publiques, dont le siège même du pouvoir exécutif.
Cependant, la cérémonie s’est déroulée dans un climat sécuritaire particulièrement tendu.

Alors que l’hommage se poursuivait, plusieurs explosions attribuées à des drones kamikazes ont été entendues aux abords du Palais national, suscitant l’inquiétude dans la zone. À l’heure de la rédaction, aucune information officielle n’avait été communiquée concernant d’éventuels dégâts ou victimes.

Malgré ces incidents, les autorités ont maintenu le caractère solennel de la commémoration. Dans leurs interventions, elles ont insisté sur l’importance du devoir de mémoire et sur la nécessité de renforcer l’unité nationale face aux défis actuels, notamment en matière de sécurité et de stabilité institutionnelle.

Les responsables de la transition ont également mis en avant la résilience du peuple haïtien, appelant à transformer le souvenir du 12 janvier 2010 en un moteur de reconstruction, de responsabilité collective et de refondation nationale.

Tenue dans un contexte particulièrement fragile, cette commémoration a illustré le contraste entre l’exigence de mémoire et les réalités sécuritaires du pays. Seize ans après le séisme, Haïti continue d’avancer sur une voie semée de défis, tout en s’efforçant de préserver la mémoire des victimes et de bâtir les fondations d’une reconstruction durable.

La rédaction

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