L’Accord KARIBE clôture l’année 2025 par des ultimatums clairs, publics et non négociables :
le départ immédiat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dont l’échec est total, patent et lourd de conséquences pour la nation.
L’Accord KARIBE dit constater que le CPT et le gouvernement ont failli sur tous les plans : sécuritaire, politique, institutionnel et moral. Cette faillite est aujourd’hui un échec collectif, mais elle engage prioritairement la responsabilité de ceux qui ont confisqué le pouvoir sans résultats, sans vision et sans légitimité populaire.
Face à cet effondrement généralisé de l’État, l’Accord KARIBE lance un appel solennel à toutes les nouvelles structures politiques et accord de se mettre ensemble pour donner une alternative claire articulée par une rupture avec les pratiques du passé.
Pour les dirigeants de l’Accord, cet appel s’adresse à des acteurs nouveaux, porteurs de crédibilité, d’honnêteté, de compétence et de sens de l’État, capables de se rassembler dans un esprit de responsabilité historique.
L’objectif est clair : doter le pays, au plus tard le 7 février 2026, d’un nouveau gouvernement, reposant sur un exécutif bicéphale, légitime, fonctionnel et orienté exclusivement vers l’intérêt supérieur de la nation, la restauration de la sécurité, la reconstruction des institutions et le retour de l’autorité de l’État.
Par ailleurs, l’Accord KARIBE adresse un ultimatum politique sans équivoque aux partis signataires de l’Accord du 3 avril 2024 :
on ne peut être à la fois au pouvoir et dans l’opposition. Toute ambiguïté, toute duplicité ou tout double jeu politique est désormais inacceptable et contraire à l’exigence de clarté et de responsabilité devant le peuple haïtien.
Le CPT et le gouvernement ont échoué. Le temps des faux compromis est révolu.
Haïti a besoin d’une rupture politique réelle, d’un leadership nouveau et d’un projet national fondé sur la souveraineté, la justice et la dignité, estime les dirigeants de cette structure politique notamment Abel Loreston.


