L’Accord du 21 décembre 2022, conclu sous le gouvernement du Premier ministre Ariel Henry, dans un contexte national marqué par une profonde instabilité politique, une insécurité croissante, une fragilité institutionnelle et une urgence de gouvernance, a célébré ce lundi 22 décembre 2025 sa troisième année d’existence lors d’une cérémonie commémorative organisée à l’hôtel Montana, à Port-au-Prince.
Dans une des salles de cet Hotel, membres et sympathisants de ce cadre politique se sont réunis autour d’échanges destinés à rappeler la portée de cet engagement présenté, dès son élaboration, comme un instrument structurant pour la transition et la consolidation des institutions en Haïti.
Une date symbolique pour rappeler un cap
Cette rencontre a été l’occasion de souligner la valeur symbolique de la date du 21 décembre, considérée par ses partisans comme un repère politique majeur de ces dernières années. Les intervenants ont mis en avant l’importance de préserver l’esprit de dialogue, d’unité et de gouvernance concertée porté par l’accord, tout en réaffirmant la nécessité de maintenir ce cadre comme référence dans la recherche de solutions durables à la crise nationale.
Trois ans plus tard : repères et réalités du contexte
Trois ans après son adoption, l’accord demeure associé à plusieurs jalons institutionnels, dont la mise en place du Haut Conseil de la Transition (HCT) en 2023, puis à la configuration politique ayant conduit à l’actuel Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Dans un environnement toujours marqué par des défis sécuritaires, socio-économiques et institutionnels, ce texte continue d’être perçu par ses défenseurs comme un socle d’orientation, un cadre de principes et un référentiel politique encore utile au débat national. C’est l’avis de Domingue Orgella qui a pris partie tant d’autres son bâton de pèlerin dans le but de sensibiliser dés réticents et convaincre des sceptiques.
Préserver la mémoire et renforcer le cap
Les organisateurs de la commémoration, principalement Sergo D. Gaspard, ont insisté sur l’importance de ne pas laisser s’éteindre la mémoire de cet accord, estimant qu’il demeure un signal d’engagement et de responsabilité dans la quête d’un avenir plus stable. Ils appellent à maintenir vivant l’esprit qui l’a inspiré, notamment en matière de réformes institutionnelles, de cohésion nationale et de poursuite des efforts visant à redresser le pays.
Il convient de rappeler que plusieurs personnalités issues de l’Accord du 21 décembre occupent aujourd’hui des postes de responsabilité. Parmi elles, le conseiller présidentiel Louis Gérald Gilles, Dr Bertrand Sinal— absents à la cérémonie —, le directeur général de l’OFATMA, Garnier Vickerson, qui a pris la parole pour encourager les signataires à garder vivant l’esprit de l’accord, ainsi que d’autres responsables au sein des structures étatiques. La ministre de la Condition féminine et aux Droits des femmes, Pédrica Saint-Jean, aussi absente, a reçu des félicitations du directeur général de l’OFATMA.
En soufflant sa troisième bougie, le bloc majoritaire de l’Accord du 21 décembre ne se limite pas à un rappel historique. Pour ses partisans, il demeure un repère politique et moral, porteur d’une ambition de continuité, de dialogue et d’espérance dans un contexte national qui réclame constance, vision et action collective.
La rédaction


