Alix Didier Fils-Aimé n’est sans doute pas l’option idéale au regard de la situation que nous avons connu avec Ariel Henry, mais il représente la solution du moment. Pourquoi ?
Parce que le pays aspire avant tout à des élections et ne supporte plus l’enchaînement des transitions. Parce que depuis près de quatre ans, Haïti traverse un vide institutionnel, sans représentants élus. Le processus électoral étant déjà en marche, ce serait contre productif de renvoyer le premier ministre et reprendre tout le processus électoral.
Parce qu’après Ariel, le CPT et Conille, l’heure est venue de s’engager dans un processus électoral clair et définitif, plutôt que de prolonger l’exception. De plus, les partenaires internationaux ont besoin de savoir qu’Haïti a une stabilité institutionnelle en vue du déploiement de la force de répression de gangs prévu pour le mois d’avril. Un nouveau premier ministre ne serait pas capable de garantir un déploiement effectif à la date prévue.
Il est temps de tourner la page des transitions permanentes et d’ouvrir celle de la légitimité démocratique.
Sécurité, élections crédibles et honnêtes, maintenant.


