Face à la crise politique qui perdure dans le pays depuis plusieurs années, le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale (MORN) ne reste pas muet. À travers une déclaration publique, le président du MORN, Dr Jean Palerme Mathurin, appelle à la mise en place d’un leadership politique consensuel pour sortir le pays de l’impasse.
Regroupant 87 partis et plus de 3 000 organisations affiliées, le MORN réclame la formation d’un exécutif bicéphale. Le mouvement préconise un président issu soit de la Cour de cassation, du secteur politique, de la société civile ou du CPT, mais jugé moins conflictuel, accompagné d’un Premier ministre indépendant, crédible et non associé aux gangs. Le mouvement insiste également sur la nécessité d’assurer la sécurité dans le pays et demande le départ immédiat du Premier ministre actuel.
Pour manifester son engagement et son désir de voir résoudre la crise, cette structure politique a décidé de lancer une mobilisation de plusieurs jours, qui culminera le 7 février 2026. Un rassemblement est prévu, en ce sens, vendredi au Parc Midoré, à Delmas 33.
«À l’issue de l’assemblée générale des partis affiliés au MORN, tenue le 27 janvier, il a été décidé de lancer une mobilisation pour témoigner notre engagement et forcer les autorités à agir», a déclaré le coordonnateur national Jonas Legerme.
Il a insisté sur le départ du CPT et du gouvernement, qu’il qualifie d’échoués, et sur la nécessité d’un exécutif bicéphale composé de personnalités crédibles et honnêtes.
Dans l’intervalle, le vent de division persiste au sein de l’exécutif haïtien. Le premier ministre Alix Didier Fils Aimé soutenu par Laurent Saint Syr et l’international reste ferme à la barre à lorsque les cinq signataires de la résolution visant la révocation du PM cherchent de moyens à évincer le coordonnateur du conseil qui lui également beneficie le plein soutien de la communauté internationale.
Gedeon Delva


