À moins de 20 jours de l’échéance du 7 février 2026, date marquant la fin officielle du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’organe exécutif se met en branle. Dans un contexte politique tendu et sous la pression croissante de la rue, le CPT multiplie les rencontres avec des structures politiques et sociales, dans une tentative de dégager un consensus sur l’après-7 février.
Ces rencontres s’inscrivent dans une démarche de concertation visant à définir un mécanisme de gouvernance capable d’assurer la continuité institutionnelle, tout en préservant le processus électoral et en répondant à l’urgence sécuritaire.
Une rue en ébullition, une classe politique sous tension
Pendant que le CPT consulte, la rue gronde. Plusieurs structures politiques et organisations sociales haïtiennes aiguisent leurs stratégies de mobilisation. Conférences de presse, prises de position publiques et appels à descendre dans les rues se multiplient, dans l’objectif de forcer un changement de cap et de peser sur les décisions à venir.
Dans ce climat électrique, le CPT a entamé, depuis le dimanche 18 janvier 2026, une série de consultations à la Villa d’Accueil, recevant tour à tour des partis politiques, des regroupements et des acteurs clés de la société civile.
Trois jours de dialogue politique à la Villa d’Accueil
Le dialogue politique national a officiellement été lancé le dimanche 18 janvier 2026. Lors de cette première journée, le CPT a accueilli les groupes MORN et Consensus politique, regroupant notamment EDE, Pitit Dessalines, Ansanm Nou Fò, l’Accord historique du 14 août, le RENAPA et le Parti Ayisyen pou Ayiti.
Le Conseil présidentiel de transition a salué la qualité des échanges ainsi que la pertinence des propositions formulées par ces structures.
Les discussions se sont poursuivies le lundi 19 janvier 2026 avec COPPOS-Haïti et ses alliés, KOREPAD, ainsi que des représentants des Accords de Montana et du 21 décembre. Cette deuxième journée, qualifiée de constructive par le CPT, a été présentée comme une avancée significative dans la recherche d’une issue consensuelle à la crise de gouvernance.
Le mardi 20 janvier 2026, troisième et dernière journée du dialogue, le CPT a échangé avec les représentants de l’Accord du 21 décembre, de la Conférence nationale des acteurs, du Consensus national inclusif (CONAI) et du Conseil national de la société civile (CONASOC).
Dans l’après-midi, les consultations se sont élargies à des représentants du secteur syndical, du Vodou et du Forum des anciens parlementaires, marquant une volonté d’inclusion de divers segments de la société.
Un consensus encore incertain à l’approche du 7 février
Selon le CPT, ces rencontres visent à dégager un consensus haïtien autour d’un mécanisme de gouvernance susceptible d’assurer la stabilité politique, institutionnelle et sociale du pays après le 7 février 2026. Toutefois, à mesure que l’échéance approche, les divergences demeurent profondes et la pression populaire ne faiblit pas.
À près de deux semaines de la date ultime, l’issue de ce dialogue national reste incertaine, dans un pays où la transition politique continue de se jouer entre négociations institutionnelles et contestations de rue.
Quelles seront les retombées des rencontres? Une question qui se pose pour toujours et encore, une réponse est attendue. Chaque seconde compte!
La rédaction


