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Un juge à la Cour de cassation pour assurer la transition : plusieurs structures politiques annoncent des mobilisations

L’arène politique haïtienne est encore en ébullition. À l’approche du 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), plusieurs regroupements politiques haussent le ton ce lundi 19 janvier 2025 et exigent une reconfiguration immédiate de l’exécutif.

Plusieurs plateformes politiques se sont regroupées pour former un front commun. L’Initiative du 24 avril 2025, dirigée par Jean Renel Sénatus l’Opposition plurielle de Jeantel Joseph, le Grand Bloc du Peuple (GBP), l’Accord Karibe, DEHFI et MP-18 réclament la désignation d’un juge à la Cour de cassation pour assurer la transition, ainsi que la nomination d’un nouveau Premier ministre. Selon eux, aucune prolongation du CPT ne saurait se faire sans base légale, sous peine de fragiliser davantage les institutions.

Pour ces alliances, le maintien du CPT au-delà du 7 février accentuerait la crise de légitimité et mettrait en danger la stabilité politique, sécuritaire et économique du pays. Elles plaident pour un exécutif transitoire crédible, capable de rétablir l’ordre, la sécurité et la confiance des citoyens.

Lors de la présentation de leur protocole, Sénatus a insisté sur le caractère large et unitaire du mouvement, regroupant plus d’une centaine de partis et d’organisations de la société civile. Il a dénoncé l’échec du CPT et du gouvernement de Fils-Aimé à répondre à la crise humanitaire, sécuritaire et sociale qui frappe Haïti : « La récréation est terminée. Après le 7 février, il faudra passer à quelque chose de sérieux », a-t-il martelé.

Les autres instigateurs, comme Annibal Coffy du GBP et Jeantel Joseph de l’Opposition plurielle, ont mis en avant la feuille de route de l’accord, qui prévoit l’ouverture à d’autres structures, l’organisation de pourparlers et une conférence nationale des acteurs pour encadrer la passation du pouvoir. Ils insistent sur le fait que ce plan est déterminé et concret, contrairement à la transition actuelle qu’ils jugent inefficace et sans projet.

Face à cette situation, les regroupements annoncent une mobilisation populaire dès la semaine prochaine, avec des actions dans les rues jusqu’au 7 février, pour soutenir leur revendication et faire pression sur les autorités. Cette montée en tension survient alors que la sécurité reste critique, malgré les opérations récentes menées dans le bas de Port-au-Prince et le déploiement d’une force multinationale anti-gangs.

Les protagonistes annoncent un séisme politique très prochainement alors que des pourparlers sont organisés par le Conseil présidentiel de transition avec des groupes politiques pour discuter de la stabilité institutionnelle après le 7 février.

La rédaction

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