Les propositions de sortie de crise se multiplient à mesure que s’approche la fin du mandat du mandat du conseil présidentiel de transition. Lors d’une conférence de presse le mercredi, à Petion Ville, le Forum des anciens parlementaires et alliés (FAPAA) a présenté une série de propositions visant à éviter un vide institutionnel.
En effet, cette structure nouvellement créée, regroupant d’anciens deputés et sénateurs, propose l’instauration d’une transition avec un exécutif biséphale, composé d’un président et d’un Premier ministre issu d’un large consensus national, dans le cadre d’un contrat social tenant compte des antagonismes politiques et sociaux.
Le FAPAA dit soutenir toutes les initiatives de médiation et de dialogue, jugées nécessaires pour aboutir à un accord rapide. Il plaide pour la formation d’un gouvernement de consensus chargé de créer les conditions sécuritaires et sociales favorables à l’organisation d’élections générales sur l’ensemble du territoire.
Intervenant lors de cette conférence, l’ancien sénateur de l’Artibonite, Jean Wily Jean-Baptiste, a salué l’initiative, soulignant l’importance d’un exécutif biséphale pour conduire la dernière phase de la transition. Il a rappelé la portée symbolique et politique de la période allant de 1986 à 2026, qu’il a associé à une longue transition inachevée, tout en insistant sur le respect des échéances constitutionnelles.
L’ancienne sénatrice du Nord, Cemephise Gilles, a, pour sa part, adopté une approche constitutionnelle en soulignant les limites de l’article 149 en raison de l’absence du Parlement. Elle a invité les acteurs à se référer à l’esprit de la Constitution de 1987 non amendée et a exprimé des réserves quant à la capacité d’acteurs non expérimentés à diriger une nouvelle transition.
Face à la dégradation de la crise politique en Haïti, des voix s’élèvent, des propositions provenant de divers horizons pleuvent au jour le jour. Quel scénario sera mis le 8 février 2026 ? Personne ne sait! Il n’est que d’attendre.
Gedeon Delva / Le Relief


