WASHINGTON.—L’économie américaine envoie des signaux préoccupants à l’approche de la fin de l’année 2025. Selon les données publiées en novembre par le Bureau of Labor Statistics, le taux de chômage a atteint 4,6%, son niveau le plus élevé depuis septembre 2021, marquant un net recul par rapport à la situation observée un an plus tôt, au moment de la réélection de Donald Trump.
Le nombre de demandeurs d’emploi s’élève désormais à 7,8 millions, soit 700 000 de plus qu’en novembre 2024. Cette dégradation du marché du travail intervient après un mois d’octobre sans statistiques officielles, en raison du shutdown de l’administration fédérale, et confirme un essoufflement progressif de la dynamique économique post-pandémie.
Les créations d’emplois restent elles aussi en deçà des attentes. En novembre, seulement 64 000 nouveaux postes ont été recensés, après une perte nette de 105 000 emplois en octobre. Cette contraction s’explique en grande partie par la suppression de près de 160 000 emplois fédéraux, consécutive aux coupes budgétaires engagées par l’administration Trump, sous l’impulsion d’Elon Musk. Hors secteurs de la santé, de l’aide sociale et de la construction, l’activité demeure atone dans la majorité des branches de l’économie.
Cette conjoncture défavorable pèse lourdement sur la popularité du président américain. Selon un sondage Gallup, Donald Trump n’obtient plus que 36 % d’opinions favorables, y compris sur le terrain économique, traditionnellement considéré comme l’un de ses points forts.
Entre la remontée du chômage et une inflation qui continue d’éroder le pouvoir d’achat des ménages, la Maison-Blanche se retrouve confrontée à un mécontentement social croissant. Le coût de la vie s’impose désormais comme un enjeu central et un défi politique majeur pour le président, pris dans un contexte économique de plus en plus contraignant.
Source: lemonde.fr
Jean Mapou


