Ce 10 décembre marque la fin des seize jours d’activisme lancé par plusieurs organismes féministes. L’un des Instigateurs de l’ensemble des activités ayant marqué la période, l’association culturelle des femmes en lutte (ACFEL), en marge à la cérémonie de clôture, en a profité pour lancer un appel urgent aux différentes autorités du pays: «Justice et réparation pour toutes les victimes d’agressions sexuelles dans le pays», tel est le cri de Costarica Louis, coordonnatrice de la structure.
Selon Mme Louis des femmes et des filles sont victimes d’agressions à la longueur de journée en Haïti, notamment dans cette conjoncture marquée par une crise sécuritaire et humanitaire aiguë. « Dans les camps, les femmes sont vulnérables; on les harcèle en tout le temps», a-t-elle noté.
«Viol, violence physique et psychologique, exploitation sexuelle, abandon social et légal, entre autres, sont les cas les plus fréquents », a précisé la coordinatrice.
Par ailleurs, Mme Louis exhorte les autorités à mettre en place une commission spéciale composée du ministre de la justice, de la ministre à la condition féminine et du ministre des affaires sociales et du travail. Elle aura pour mission principale d’intervenir ou d’accompagner de façon urgente les victimes d’agression dans les camps de déplacés.
ACFEL encourage les autorités à ouvrir des centres de réception et de soin en faveur de toutes les femmes victimes et exhorte à prendre leurs responsabilités en garantissant droit et justice à toutes.
Gedeon Delva


