WASHINGTON.— Les États-Unis ont annoncé lundi une nouvelle série de sanctions visant un haut responsable du gouvernement haïtien, accusé d’entretenir des liens avec des groupes criminels et de faire obstacle aux efforts engagés pour combattre les organisations criminelles qui déstabilisent le pays.
Dans un communiqué, le Département d’État a confirmé avoir imposé «des restrictions de visa à un fonctionnaire actuel du gouvernement haïtien pour avoir soutenu des gangs et d’autres organisations criminelles, et pour avoir entravé la lutte du gouvernement haïtien contre les gangs terroristes».
Le nom du haut fonctionnaire sanctionné n’a pas été révélé, par le communiqué, alors que le Conseiller-Président Fritz Alphonse Jean a vu son visas américain révoqué. Tout porté à croire que le haut fonctionnaire sanctionné serait l’un des membre du CPT.
Un signal fort alors que les gangs gagnent encore du terrain
Cette décision intervient dans un contexte où Washington intensifie sa pression sur les acteurs haïtiens soupçonnés de collusion avec les chefs de gangs. En mai 2025, les États-Unis avaient placé deux importantes coalitions armées Viv Ansanm et Gran Grif sur la liste officielle des organisations terroristes étrangères, une première dans l’histoire récente des relations entre les deux pays.
Selon le Département d’État, ces mesures visent à soutenir les efforts de stabilisation et à créer les conditions nécessaires à un retour à l’ordre démocratique. «Les États-Unis restent déterminés à soutenir la stabilité en Haïti et attendent des progrès concrets vers des élections libres et équitables. Le peuple haïtien en a assez de la violence des gangs, de la destruction et des querelles politiques intestines», souligne le communiqué.
Un contexte de tension diplomatique
La révocation du visa d’un haut fonctionnaire haïtien s’inscrit dans une stratégie plus large de Washington visant à isoler et sanctionner toute personnalité politique ou administrative soupçonnée de soutenir les gangs ou de tirer profit du chaos.
Pour plusieurs observateurs, cette mesure pourrait annoncer une série de sanctions supplémentaires dans les semaines à venir, alors que les États-Unis poussent pour une accélération du processus électoral et un renforcement de l’État de droit.
Source: AFP
Jean Mapou


