Le décès ce 23 novembre 2025 du maestro Dadou Pasquet, géant du konpa et symbole culturel national, bouleverse Haïti. La Primature et la Présidence expriment leur profonde tristesse et saluent un héritage artistique qui continuera d’inspirer des générations.
La nouvelle a frappé Haïti en plein cœur. Le décès du mythique guitariste et compositeur Dadou Pasquet, annoncé par sa famille, a plongé le pays dans un deuil culturel et émotionnel. Figure incontournable du konpa, artisan du son haïtien moderne, musicien respecté et homme profondément humble, Dadou laisse derrière lui une œuvre monumentale et un vide immense. Il a dû supporter courageusement une maladie avant de rendre l’âme.
Dans un communiqué empreint d’émotion, la Primature a rendu hommage à « un pilier indiscutable du patrimoine musical haïtien », saluant un artiste dont la virtuosité et l’élégance ont porté haut les couleurs du pays sur les scènes internationales. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, au nom du Gouvernement, souligne la portée universelle de son art, rappelant que sa guitare a accompagné « les joies, les peines et les souvenirs » de milliers de familles haïtiennes, ici comme dans la diaspora.
La Présidence, par la voix du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), exprime également sa profonde douleur face à cette perte nationale. Elle décrit Dadou Pasquet comme une « icône de la musique haïtienne », un créateur capable d’allier tradition et modernité, et un modèle pour une génération entière de jeunes musiciens. Pour le pouvoir exécutif, son héritage ne se limite pas à sa discographie, mais incarne aussi une leçon de discipline, de dignité et de foi en la culture haïtienne.
Artisan de groupes légendaires, bâtisseur de l’identité musicale contemporaine, époux, père, ami, et symbole de rassemblement, Dadou Pasquet était bien plus qu’un guitariste : il était une mémoire vivante de la nation. Sa disparition bouleverse, mais son œuvre demeure lumineuse, intemporelle, vibrante.
En présentant leurs condoléances à la famille, aux proches, aux mélomanes et à toute la communauté artistique, les autorités appellent à célébrer plutôt qu’à pleurer, à transmettre plutôt qu’à oublier.
Haïti perd un géant.
Alors qu’il part pour l’orient éternel, sa musique, elle, continue — comme un souffle, un repère, une éternité.
La rédaction


