23 novembre 2025. La capitale se réveille confuse, épuisée, résignée. Rien de nouveau sous le soleil, depuis un an, plus rien ne choque, plus rien ne mobilise. L’anormal a avalé la norme. Nous avons atteint le stade où même le chaos semble routinier. Ici, les loups ne se cachent plus : ils rôdent à ciel ouvert. Alors, que faut-il croire encore ? Que reste-t-il à voir pour comprendre ?
Pendant que le pays s’enfonce dans l’incertitude, les conflits d’intérêts et les manœuvres politiques dictent la cadence. Le pouvoir se dispute comme un mauvais héritage, sans vision et sans honte. La sélection nationale, elle, offre un sursaut d’orgueil en décrochant sa qualification pour la Coupe du monde. Une bouffée d’air. Une parenthèse. Mais soyons honnêtes : politiquement, cette euphorie sera récupérée, instrumentalisée, avalée par la machine.
Tic tac… Nous sommes dans les temps additionnels et la montre tourne pour le CPT comme pour la Primature. Que faut-il maintenant ? Changer ? Remanier ? Décapiter politiquement ? Tout est envisageable dans les coulisses… mais comme toujours rien n’est réellement faisable. Voilà le vrai drame : un système où l’impossible règne non par incapacité, mais par calcul.
Ce week-end s’annonce lourd, les semaines à venir encore plus. Trop de théâtre, trop de mises en scène et zéro action. Mesdames et messieurs les décideurs : le pays n’a plus besoin de dialogues de coulisses. Il attend enfin un acte un vrai.
La Rédaction


