Le samedi 15 novembre 2025, 18 des 27 victimes du cyclone Mélissa à Petit-Goâve, dont dix enfants, ont été inhumées sur la Place d’Armes. Une journée marquée par le recueillement, la douleur et un profond élan de solidarité face à l’ampleur de la tragédie.
Cris, larmes et colère se mêlaient sur les visages. La Place d’Armes de Petit-Goâve s’est transformée en un vaste espace de deuil. Dix enfants figuraient parmi les victimes emportées par les inondations provoquées par le débordement brutal de la rivière La Digue lors du passage du cyclone Mélissa, dans la nuit du 29 octobre 2025.
Proches et habitants de la commune ont afflué autour des cercueils alignés. La scène était chargée d’émotion : visages ravagés par la tristesse, sanglots étouffés, étreintes pour tenir debout. Certaines familles ont perdu plusieurs proches, dont Patricia ainsi connue et plusieurs personnes demeurent portées disparues.
Le cyclone Mélissa a frappé durement les quartiers de La Digue et de Borne-Soldat. À seulement Petit-Goâve, 27 personnes ont perdu la vie, tandis que le bilan national dépasse désormais quarante morts et une vingtaine de disparus, selon la Protection civile.
Les inondations ont laissé derrière elles un paysage de désolation : maisons effondrées, rues ensevelies sous la boue et familles encore sans abri des semaines après le drame. Pour de nombreux habitants, le manque d’entretien des berges de la rivière a aggravé l’ampleur de la catastrophe.
Malgré la douleur, la cérémonie a mis en lumière une forte solidarité. Jeunes bénévoles, organisations locales et simples citoyens se sont mobilisés pour accompagner les familles endeuillées. Au-delà du deuil, la communauté a rappelé l’urgence de mieux se préparer face aux événements climatiques de plus en plus meurtriers.
Selon plusieurs remarques recueillies sur place, aucune haute autorité de Port-au-Prince n’a été remarquée à la cérémonie, un constat qui a alimenté frustration et incompréhension.
Derrière les larmes, une question brûlante agite désormais les débats : qui porte la responsabilité de ces décès, alors que des travaux de prévention étaient réclamés depuis longtemps sur la rivière La Digue ? Les habitants s’interrogent : y aura-t-il des enquêtes, des poursuites, des comptes à rendre pour que les responsables répondent de leurs négligences ?
La rédaction


