Par Jean Wesley Pierre
Le Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD) a officiellement changé de direction ce mercredi 25 mars 2026. L’ancien parlementaire et ancien directeur général du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe, Jacques Stevenson Thimoléon a été installé dans ses fonctions de directeur général par le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, lors d’une cérémonie tenue au ministère en présence de plusieurs anciens députés et hauts fonctionnaires de l’état.
Cette passation revêt un caractère particulier. Pour la première fois depuis plus de deux décennies, selon le directeur sortant, une transition organisée et formalisée a eu lieu au sein de cette institution publique. L’ancien responsable, Fils-Aimé Ignace Saint Fleur, a salué cette avancée institutionnelle avant d’inviter son successeur à poursuivre les réformes engagées et à viser plus haut encore.
Le ministre Serge Gabriel Collin a fixé le cap : transparence, production régulière de rapports et résultats concrets. Il a rappelé au nouveau directeur l’obligation qui est désormais la sienne envers le gouvernement et la société haïtienne dans une « grande bataille » qui s’annonce pour l’institution chargée de la gestion des programmes d’aide.
Jacques Stevenson Thimoléon, qui a déjà dirigé le ministère de la Planification et siéger au Parlement, entend mettre son double parcours au service de cette mission.
« Nous devons maintenir l’institution sur la voie des résultats et du succès », a-t-il déclaré, ajoutant que la BMPAD se doit d’être « un instrument de performance au service du gouvernement ».
L’enjeu est de taille. Dans un contexte où la communauté internationale conditionne une partie de son appui à une meilleure gouvernance des fonds, la direction du BMPAD se trouve au cœur des exigences de transparence et d’efficacité. Le nouveau directeur a salué le travail accompli par son prédécesseur et assuré que, sous son leadership, les résultats seraient au rendez-vous, promettant rigueur et efficacité au service de l’institution et de l’État.
Cette installation, sobre mais marquée par la présence de nombreuses figures politiques, illustre la volonté de l’exécutif de placer la compétence et l’expérience au service d’une institution stratégique pour la gestion des ressources internationales.

