Par Jean Wesley Pierre
Le gouvernement haïtien a réitéré, ce mardi 3 février 2026, sa détermination à renforcer l’autorité de l’État et à intensifier la lutte contre l’insécurité sur l’ensemble du territoire national. Cette position a été réaffirmée par le Secrétaire d’État à la Sécurité Publique, Mario Andrésol, lors de la 35e édition des “Mardis de la Nation”.
S’exprimant au nom du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, Mario Andrésol a insisté sur le caractère prioritaire de la sécurité publique, présentée comme une condition indispensable à la stabilité politique, au redressement économique et au retour à la vie démocratique. Il a assuré que l’État haïtien est engagé dans une offensive « structurée, durable et irréversible » contre toutes les formes d’insécurité.
Dans cette perspective, le Secrétaire d’État a mis en lumière la signature, fin juillet 2025, d’un cadre de coopération stratégique entre le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Selon les autorités, cet accord vise à renforcer la capacité souveraine de l’État haïtien en matière de sécurité, sans se substituer à ses responsabilités régaliennes.
Ce cadre de coopération repose sur cinq axes majeurs :
- le renforcement de la gouvernance et du pilotage stratégique du secteur de la sécurité,
- la consolidation du cadre juridique et normatif,
- l’appui aux mécanismes de planification et de prise de décision de l’État,
- le renforcement de la résilience des communautés face aux menaces sécuritaires, ainsi que
- l’intensification de la lutte contre la criminalité transnationale organisée, dans une approche de sécurité inclusive et équitable.
L’objectif central de cette stratégie, a précisé Mario Andrésol, est de soutenir la reconquête progressive et méthodique du territoire national, en particulier dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre, qui demeurent parmi les plus affectés par les violences des gangs armés.
Dans le cadre de la mise en œuvre de cette politique, le Bureau du Secrétaire d’État à la Sécurité publique s’est doté d’experts nationaux et internationaux, appelés à travailler en étroite collaboration avec les institutions étatiques et le PNUD. Cette démarche vise à renforcer les capacités opérationnelles, institutionnelles et décisionnelles de l’État afin d’assurer une stabilisation durable du pays.
En conclusion de son intervention, le secrétaire d’État à la Sécurité Publique a rappelé que la sécurité constitue un droit fondamental pour les citoyens et un devoir régalien non négociable de l’État, réaffirmant sa volonté d’assumer pleinement cette responsabilité face à une crise sécuritaire qui continue de peser lourdement sur la population.
Jean Wesley Pierre / Le Relief


