Le ministre du Tourisme, John Herrick Dessources, a présenté ce 10 février 2026 les vingt chantiers en cours dans le pays, mêlant travaux physiques et réformes structurelles. Ces initiatives visent à moderniser le secteur touristique, renforcer l’accueil dans les régions, développer les écoles hôtelières et stimuler investissements et création d’emplois.
Le ministre a fait état de vingt chantiers réalisés ou en cours d’exécution, dont dix projets physiques répartis dans plusieurs régions du pays.
Dans le Nord, les travaux concernent notamment la rénovation des infrastructures d’accueil à Milot et au Cap-Haïtien, ainsi que l’amélioration des services à l’aéroport international du Cap-Haïtien.
Dans le Sud, la Grand’Anse et l’Ouest, les interventions portent sur la remise en état des directions départementales, le réaménagement d’espaces touristiques stratégiques et le renforcement des infrastructures dédiées à la formation et à la sécurité touristique.
En parallèle des chantiers physiques, dix projets non matériels visent à structurer et moderniser l’industrie touristique. Ils portent notamment sur le recrutement de nouveaux cadres, le renforcement de la Police touristique, la mise en place d’un nouveau narratif sur Haïti, la modernisation technologique du secteur et la structuration du cadre légal des initiatives et institutions liées au ministère.
S’y ajoutent l’inventaire du parc hôtelier, la standardisation des formations et l’organisation d’assises sur l’investissement touristique, dans l’objectif de rendre le secteur plus attractif et plus compétitif.
Selon le titulaire du ministère, ces actions doivent favoriser l’attraction des investissements publics et privés, stimuler les activités économiques, encourager la création d’emplois directs et indirects et renforcer la compétitivité du pays dans le domaine touristique.
Les interventions du ministère s’inscrivent dans cinq axes stratégiques : l’amélioration de l’offre de services publics liés au tourisme, l’appui à l’offre privée, le renforcement de la synergie au sein de l’industrie touristique, la promotion de la destination et la planification du développement de l’économie touristique à moyen et long termes.
À la fin, des questions sur l’amélioration dans la ville du Cap-Haïtien qui demeure insalubre, le ministre croit que des efforts devraient être opérés, toujours dans le but de favoriser l’entrée des touristes.
Le ministre a souligné la volonté des autorités de décentraliser l’offre touristique vers d’autres régions du pays. Cette orientation vise à favoriser une meilleure répartition des opportunités économiques et à contribuer à la réduction de la délinquance.
Le gouvernement assure vouloir mobiliser l’ensemble des acteurs du secteur afin de renforcer l’impact des réformes et de soutenir durablement la relance du tourisme en Haïti.
Si ces efforts sont entrepris au nom du développement touristique, peut-on vraiment parler de relance lorsque les vols commerciaux internationaux, notamment ceux des compagnies américaines, restent suspendus ? Comment le pays pourra-t-il attirer visiteurs et investissements si l’accès reste limité malgré toutes ces initiatives ?
La rédaction


