𝑃𝑎𝑟 𝐽𝑒𝑎𝑛 𝑉𝑒𝑛𝑒𝑙 𝐶𝑎𝑠𝑠𝑒́𝑢𝑠
Ici c’est la rubrique des « chiens écrasés »
Près de douze millions haïtiens sont concernés par des mesures prises par les États-Unis entre 2025 et 2026 affectant directement la délivrance des visas par les autorités américaines. Ces décisions, formalisées par des proclamations présidentielles et des annonces du Département d’État, portent sur les visas d’immigrant et de non-immigrant et s’appliquent aux ressortissants haïtiens sollicitant un visa américain, sous réserve des exceptions prévues par les textes officiels.
Le 4 juin 2025, la Maison-Blanche a publié une proclamation présidentielle limitant la délivrance de visas aux ressortissants de douze pays, parmi lesquels figure Haïti. Le texte précise que la mesure concerne les demandes de visas relevant à la fois des catégories d’immigrant et de non-immigrant. Elle s’applique aux ressortissants se trouvant hors du territoire américain à la date d’entrée en vigueur de la décision, fixée au 9 juin 2025, et ne disposant pas d’un visa valide. Les autorités américaines ont indiqué que les visas délivrés avant cette date n’étaient pas automatiquement annulés, mais que les nouvelles demandes de visas relevant des catégories visées étaient soumises aux restrictions prévues par la proclamation.
En décembre 2025, une nouvelle proclamation présidentielle, datée du 16 décembre et entrée en vigueur le 1er janvier 2026, est venue maintenir et ajuster ce régime de restriction de délivrance des visas. Ce texte a confirmé le maintien d’Haïti sur la liste des pays concernés et a précisé les conditions d’application de certaines exceptions, tout en réaffirmant la limitation du traitement des demandes de visas pour les ressortissants haïtiens.
Indépendamment de ces restrictions générales, le Département d’État américain a annoncé, en janvier 2026, une mesure administrative distincte portant exclusivement sur les visas d’immigrant. À compter du 21 janvier 2026, une pause dans la délivrance des visas d’immigrant a été mise en place pour les ressortissants de soixante-quinze pays, incluant Haïti. Cette mesure concerne uniquement les visas conduisant à l’obtention du statut de résident permanent et ne s’applique pas aux visas non-immigrants.
Selon les autorités américaines, cette pause suspend l’émission de nouveaux visas d’immigrant pendant la période de révision des politiques consulaires, sans entraîner l’annulation automatique des visas déjà délivrés. Les procédures de demande peuvent être engagées, mais aucun visa d’immigrant n’est émis tant que la mesure demeure en vigueur.
Dans ce contexte, la restriction ou le refus de visa américain visant un Haïtien, qu’il s’agisse d’un citoyen ordinaire ou d’un responsable officiel, n’appelle plus ni surprise ni réaction particulière. L’événement est devenu routinier, vidé de toute portée symbolique.
𝐽𝑒𝑎𝑛 𝑉𝑒𝑛𝑒𝑙 𝐶𝑎𝑠𝑠𝑒́𝑢𝑠


